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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 20:34
Ouest-France - jeudi 07 janvier 2010

Des déchets radioactifs dans nos objets quotidiens


Un arrêté ministériel autorise, depuis mai ( http://www.criirad.org/mobilisation/5mai2009.html ), l'utilisation de rebuts faiblement radioactifs dans la fabrication d'objets usuels de grande consommation. Contre l'avis de l'autorité compétente. « Les métaux, plastiques, gravats... issus du démantèlement d'installations nucléaires pourront servir à la fabrication de ciment ou d'acier. Ces produits contaminés seront utilisés pour la construction de maisons, voitures, bateaux, vélos... »


Directrice de la Criirad (association indépendante spécialisée dans le nucléaire), Corinne Castagnier ne fait pas de la science-fiction. Elle commente un récent arrêté ministériel.

Un enjeu énorme pour l'industrie nucléaire

Ce texte, publié au Journal Officiel le 14 mai, constitue une dérogation au Code de santé publique. Il permet de contourner l'interdiction, prise en 2002, d'utiliser des substances radioactives dans les biens de consommation et les produits de construction. L'Autorité de sûreté nucléaire avait pourtant émis un avis défavorable, rappelant « la position constante de la France d'éviter la dilution des déchets, notamment en les ajoutant à des biens de consommations ». Contactée hier, l'ASN maintient sa position. Les quatre ministères - Santé, Écologie, Logement et Économie - sont passés outre.

L'enjeu pour l'industrie nucléaire est énorme. « Avec la déconstruction d'installations importantes, comme la centrale de Brennilis (Finistère), elle se retrouve devant des montagnes de produits radioactifs dont elle ne sait que faire », indique la Criirad. On parle de millions de tonnes de rebuts à traiter dans les décennies à venir. Trouver des sites où les stocker ne va pas être simple et le coût financier sera élevé.

Pour contrer la décision des ministères, la Criirad a « engagé une requête devant le conseil d'État pour excès de pouvoir. Ce dernier a déjà expédié des mises en demeure aux ministères en question. On attend leurs explications ». Corinne Castagnier en saura peut-être plus lundi. « Nous avons rendez-vous le matin au cabinet de Jean-Louis Borloo », le ministre de l'Environnement.

Ce n'est pas la première fois que l'industrie nucléaire tente de se débarrasser de ses déchets peu contaminés. En 2004, le tribunal administratif de Lyon a fait capoter le projet d'une filiale d'Areva. La Socatric prévoyait de recycler ses déchets via la fonderie Feursmetal. « Ils voulaient fabriquer des tracteurs avec 15 % de métal contaminé. »

Montres au radium

« Ce nouvel arrêté pose des problèmes de santé et d'environnement, s'inquiète la Criirad. On s'apprête à disperser des produits contaminés alors que dans le même temps, l'Andra récupère les objets radioactifs disséminés dans les foyers (montres au radium ou paratonnerres à l'américium). » Il est aussi en contradiction avec la lutte contre la présence de radon, gaz radioactif naturel et nocif, dans les habitations.
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 11:56
CDR 55 / Collectif meusien contre l'enfouissement des déchets nucléaires

C O M M U N I Q U E / 23 décembre 2009

BURE : belle surprise !
Sur les 4 villages désignés, une se prononce déjà contre les travaux d'enfouissement nucléaire
4 villages meusiens ont été sélectionnés par l'Andra et  "livrés" au gouvernement en cette fin d'année
pour les travaux d'enfouissement des déchets nucléaires : Bure, Bonnet, Ribeaucourt, Mandres.
La municipalité de Bonnet vient de faire connaître son opposition à l'unanimité contre le projet de stockage situé en partie sous le territoire de la commune.
Le  CDR 55 ne peut qu'approuver cette décision courageuse
et rappelle que le dossier de l'Andra relatif au choix de cette zone nommée élégamment ZIRA (Zone d'Intérêt pour une Reconnaissance Approfondie) 
est incomplet, notamment :
- absence de concertation et d'information immédiates des habitants
- manque de définition des risques induits par les transports des déchets nucléaires à leur porte
- manque de définition des zones de surface où seront stockés les déchets nucléaires (en attente de refroidissement et de descente à 500m) : quelles surfaces, quelles contaminations potentielles, quelle durée, etc.
En cette fin d'année où l'asservissement de diverses collectivités à l'argent de BURE, sans réserves et sans débat démocratique de leur part, plonge la Meuse dans une situation de plus en plus critique, cette décision marque un retour au bon sens.
Pour rappel : La manne de BURE, qui passe de 20 à 30 millions d'euros en 2010 entre, par un habile processus et depuis des années, dans de nombreux projets de collectivités meusiennes. Cette distribution d'argent endort les consciences et fait perdre toute expression critique.
BAR-LE-DUC : Gauche, Droite et Ecologistes tous d'accord à la municipalité pour utiliser les fonds du GIP...
Selon l'Est républicain du 14 décembre 2009, la municipalité PS/PC/Ecologistes de Bar-le-Duc, "se félicite" unanimement de recourir aux fonds d'accompagnement de BURE (GIP) tout en refusant le débat : " Ne nous emmenez pas sur ce terrain-là, il est miné".
... sans aucune réserve ni doute sur le projet de poubelle atomique.
... sans explications aux électeurs qui aux municipales de 2008 avaient pu lire la prise de position suivante dans le programme de la liste de Gauche et de Progrès, se démarquant du programme de la Droite. "Laboratoire de Bure : nous réaffirmons notre opposition à toute forme de stockage en grande profondeur des déchets nucléaires, à Bure ou ailleurs. Nous organiserons un référendum local à l’échéance de 2015 comme la loi l’exige.
Une promesse pas anodine, qui incitait des électeurs à soutenir cette liste. Qu'en pensent-ils aujourd'hui ?
CONSEIL GENERAL de la Meuse
Selon l'Est républicain du 18 décembre 2009, les débats d'orientation du budget 2010 s'annoncent sous une dépendance accrue aux fonds de BURE : "L'impact de la nouvelle loi de finances inquiète pour les années à venir... (...) le groupement qui gère les fonds d'accompagnement de Bure prendra largement le relais en matière d'investissement."
Chaque million d'euros supplémentaire en provenance du GIP enferme un peu plus la Meuse dans sa dépendance au nucléaire. Et dans un illusoire développement local.
Pour preuve, la déclaration de Michel Jubert, président de la CCI Meuse, dans l'Est républician du 18 novembre 2009 : "Lorsque le député Bataille est venu en Meuse, en 1993, pour solliciter les acteurs départementaux en vue de la création d'un laboratoire souterrain, il a annoncé un engagement de l'Etat et des producteurs de déchets radioactifs en faveur du développement économique du territoire. 15 ans après, le développement économique promis à nos territoires ne se réalise pas."
Sans commentaire.
Les départements de la Meuse et la Haute-Marne ont été piégés par le gouvernement, en se laissant acheter, et comme l'a remarqué un ministre en visite récemment, sacrifier pour le bien de la nation. Mais les habitants n'ont toujours pas été consultés.
Faut-il vraiment continuer sur cette voix sans issue ?
45 000 électeurs meusiens et haut-marnais exigent toujours d'être consultés par référendum sur toutes ces questions.
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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 00:38
Europe Ecologie : le vote d’une résolution pro-nucléaire fait débat
Europe Ecologie : le vote d’une résolution pro-nucléaire fait débat
« Une économie à faible intensité de carbone conférera à l'énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme » (résolution européenne) Crédit photo : © jorisvo - Fotolia.com

Le Réseau Sortir du Nucléaire demande aux eurodéputés d'Europe Ecologie de faire le nécessaire pour rectifier leur vote en faveur d'une résolution, adoptée par le Parlement européen le 25 novembre 2009, qui est favorable à l'énergie nucléaire.

 

Suite : http://www.developpementdurable.com/politique/2009/12/A3639/europe-ecologie-le-vote-dune-resolution-pro-nucleaire-fait-debat.html

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 23:01
Plutonium de Cadarche : ASN et CEA s'affrontent
28 oct
2009

C02 ligne 6 avant 2  L'affaire du plutonium de Cadarache, et la crise qu'il a déclenché laissera des traces dans le milieu nucléaire français.

Des traces pratiques, puisque se pose nécessairement la question de savoir si l'usine Melox (Areva), de Marcoule, doit être passée au peigne fin pour vérifier si le même phénomène s'y produit.
Mais aussi pour les relations entre l'Autorité de Sûreté Nucléaire et le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), qui ont pris une tournure assez virulente, et dont on peut espérer que l'affrontement se traduira non par une méfiance armée réciproque, mais par une rigueur accrue dans le débat technique et la transmission des informations. Quant à l'information... du public, on peut malheureusement considérer que l'épisode n'aura pas franchement amélioré la situation.



Suite  :
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/energies_nuclaire/
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 18:28
Communiqué du jeudi 12 novembre 2009 ; Réseau "Sortir du nucléaire"

La pénurie d'électricité
en France est inévitable
 
- Si la pénurie n'est pas pour cet hiver, ce sera pour les suivants
- Depuis 5 ans, c'est l'électricité allemande qui sauve la France
- C'est l'échec de l'option française "nucléaire + chauffage électrique"
 
 


Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle l'opinion publique française à prendre acte de la faillite de l'option nucléaire française qui, outre les graves problèmes de déchets radioactifs ou de vulnérabilité des réacteurs nucléaires comme l'EPR, va aboutir à une véritable pénurie de courant en France. En effet, les coupures d'électricité en France sont inévitables, que ce soit dès cet hiver (si les températures sont basses) ou les années suivantes. La situation va d'ailleurs s'aggraver inexorablement du fait de trois phénomènes dont les conséquences se cumulent :
 


1) Le vieillissement et l'usure prématurée des réacteurs nucléaires français

Les réacteurs nucléaires français atteignent l'un après l'autres 30 ans de fonctionnement, c'est-à-dire leur durée de vie prévue à l'origine (1). Certes, EDF entend continuer à faire fonctionner ces réacteurs, mais ils vont être de plus en plus souvent en panne (sans parler du risque d'un accident grave). De plus, les réacteurs nucléaires français sont bien plus usés que des réacteurs du même âge dans d'autres pays car la prédominance du nucléaire dans la production électrique française (80%) obliger EDF à utiliser les réacteurs "en suivi de réseau" (c'est-à-dire en suivant les variations de consommation dans la journée et sur l'année), ce qui les use prématurément. (2)
 


2) L'augmentation continue du nombre de chauffages électriques

Alors que les réacteurs nucléaires français vont être de plus en plus souvent arrêtés, la consommation d'électricité ne cesse d'augmenter, en particulier en hiver du fait de la politique insensée de développement du chauffage électrique, imposée par l'Etat et EDF pour "justifier" le nucléaire : actuellement et depuis des années, 80% des nouveaux bâtiments sont chauffés à l'électricité (3). Il en résulte que, chaque hiver, les consommations d'électricité battent des records et dépassent très largement les capacités nationales de production. A quoi bon avoir 58 réacteurs nucléaires si c'est pour devoir importer massivement de l'électricité ? Notons aussi, si nécessaire, que la construction de réacteurs nucléaires supplémentaires ne répond en rien au problème : utiliser des réacteurs seulement l'hiver, et les laisser arrêtés le reste de l'année, ruinerait EDF en peu de temps.

 

3) La réduction des périodes permettant la maintenance des réacteurs

Traditionnellement, c'est en été que EDF programmait prioritairement les opérations de maintenance dans les centrales nucléaires, du fait le la consommation modérée d'électricité en cette période. Mais les canicules 2003 et 2006 ont totalement remis en cause cette pratique : non seulement la consommation d'électricité a été importante du fait de l'essor des climatiseurs, mais il a aussi fallu faire fonctionner à bas régime ou même arrêter les réacteurs disponibles, du fait de la difficulté voire l'impossibilité de les refroidir correctement.
Du coup, désormais, c'est seulement au printemps et en automne que EDF peut programmer la majorité des opérations de maintenance (4), ce qui implique une grande vulnérabilité : si des évènements imprévus (incidents, grèves, etc) viennent perturber les prévisions et décaler les opérations de maintenance, EDF se retrouve rapidement avec trop de réacteurs arrêtés en hiver ou en été.



Conséquences
 
L'option imposée en France, "centrales nucléaires + chauffages électriques", se traduit par des importations d'électricité de plus en plus fortes, par la production de déchets radioactifs ET de fortes émissions de co2, et par une dépendance énergétique plus élevée que jamais.
 


- Depuis 5 ans, c'est l'Allemagne qui est exportatrice d'électricité vers la France
 
On entend souvent dire "L'Allemagne sort du nucléaire… mais en achetant l'électricité nucléaire française". C'est totalement faux. Depuis 2004, c'est bien l'Allemagne qui est exportatrice nette d'électricité vers la France : 8,7 TWh en 2004, puis 9,7 TWh en 2005, puis 5,6 TWh en 2006, et 8,2 TWh en 2007, et carrément 12,6 TWh en 2008 (5), c'est-à-dire environ la production annuelle de deux réacteurs nucléaires. Il est d'ores et déjà avéré que, pour 2009, les importations depuis l'Allemagne seront encore plus élevées.
C'est donc bien le pays qui sort du nucléaire qui, tous les hivers, sauve le pays du nucléaire. Mais l'augmentation insensée de la consommation électrique française fait que, à brève échéance, l'Allemagne ne pourra plus sauver la France nucléaire, qui va donc être frappée par des pénuries, et ce peut-être dès cet hiver si les températures sont basses.
 


- La France produit des déchets radioactifs ET émet beaucoup de co2
 
Il est de bon ton de critiquer les centrales allemandes au charbon, "fortement émettrices de co2", mais le fait est que ce sont elles qui, tous les hivers, alimentent une bonne partie des chauffages électriques français. Il serait d'ailleurs parfaitement logique d'attribuer à la France les émissions allemandes de co2 correspondant à l'alimentation des chauffages électriques français.
Il faut prendre acte de ce que l'option imposée en France, "centrales nucléaires + chauffages électriques", se traduit par la production de déchets radioactifs ET par de fortes émissions de co2. Ces données sont reconnues par un document récent du Réseau de transport de l'électricité (RTE) et de l'ADEME (6). C'est un échec total.
 


- La France est de plus en plus dépendante sur le plan énergétique
 
En 2008, la France a certes gagné 2 milliards d'euros en exportant de l'électricité, mais elle a surtout dépensé 61 milliards pour importer du pétrole et du gaz (7). C'est la preuve que, même poussé à son maximum, le nucléaire n'empêche pas la dépendance aux énergies fossiles. Il est donc faux de prétendre, comme on l'entend trop souvent dire, que "le nucléaire donne à la France son indépendance énergétique".
Qui plus est, la France exporte de l'électricité lorsque les prix sont bas et elle en importe (massivement) lorsque les prix sont très élevés, en particulier en hiver. Au vu de l'augmentation des importations françaises en hiver, il est clair que, sous peu, la France dépensera plus d'argent en achetant de l'électricité qu'elle n'en gagnera en en vendant.
 

Conclusion
 
Il est grand temps que les citoyens français prennent connaissance de la réalité des données, qui est exactement inverse des idées reçues entretenues dans l'opinion par les publicités d'EDF et d'Areva et par les discours des dirigeants politiques.
Non, la France n'a aucune indépendance énergétique.
Non, ce n'est pas l'Allemagne qui est dépendant de l'électricité française, c'est l'inverse.
Oui, la France est menacée par une véritable pénurie d'électricité.
Oui, la France est à la fois productrice de déchets radioactifs ET fortement émettrice de co2.
La solution passe par une remise en cause urgente de la consommation démesurée d'électricité en France, en particulier par une remise en cause de l'option du chauffage électrique, et par une politique ambitieuse d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables.
 


Références


(1) Le quotidien Le Monde du 15 mai 2003 a rappelé que "les décrets d'autorisation ne précisaient pas la durée de vie des centrales" mais que "les dossiers d'autorisation présentés par EDF avançaient une durée d'exploitation de trente ans".

(2) Dans un courrier adressé à EDF le 17 février 2003, l'Autorité de sûreté nucléaire écrivait "EDF a souhaité faire fonctionner certains réacteurs en base, d'autres se trouvant donc davantage soumis au suivi de réseau ; certains aléas techniques, notamment les problèmes de dégradation du combustible sur des réacteurs de 1300 MW, ou des problèmes d'ordre neutronique, ont amené d'autres réacteurs à ne pouvoir fonctionner en suivi de réseau, ce qui a pu encore davantage concentrer ce mode de fonctionnement sur certains réacteurs. Je vous demande de m'indiquer l'analyse que vous faites de l'impact de ce fonctionnement du parc sur la sûreté des centrales, et en particulier sur les réacteurs assurant l'ajustement de la production à la demande."

(3) EDF a signé le 28 mai 2001 avec MISA ( premier constructeur de maisons individuelles avec 10 marques dont Maisons Phénix, Maisons Familiales, Maisons Mamet), un accord pour imposer le chauffage électrique dans 80% des nouvelles habitations.

(3 bis) "Près de 30% des logements étaient équipés de chauffage électrique en 2006, contre environ 2% trente ans plus tôt. Et la tendance s'accentue, la majorité des nouvelles habitations étant chauffées à l'aide de convecteurs." (AFP, 31 octobre 2009)

(4) "Le changement le plus notable depuis 2003 concerne sans doute les arrêts des différentes tranches nucléaires. Désormais, EDF s'efforce en effet d'en programmer le moins possible pendant les mois d'été" (Les Echos, 5 juillet 2006)

(5) http://www.rte-france.com/htm/fr/mediatheque/telecharge/statistiques_annuelles_2008.pdf

(6) http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/CO2-Chauffage-electrique-RTE-Ademe.pdf

(7)
http://www.developpement-durable.gouv.fr/energie/statisti/pdf/facture-2008.pdf
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 08:05
RTL info - 03 nov. 2009 - Màj 06h38

La fiabilité des réacteurs nucléaires EPR mise en cause
Faut-il avoir peur de l'EPR ? Les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise ont émis lundi des réserves communes sur les systèmes de sûreté des réacteurs nucléaires nouvelle génération. Elles demandent aux exploitants et au fabricant (Areva) d'en améliorer la conception initiale, notamment du point de vue de la sécurité. Les associations écologistes demandent l'arrêt de ce programme.
 
Reportage :
Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" : "Le programme EPR est plombé définitivement"
http://www.rtl.fr/fiche/5929527352/la-fiabilite-des-reacteurs-nucleaires-epr-mise-en-cause.html
 

Dans leur déclaration commune, l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) et ses homologues britannique (HSE/ND) et finlandaise (STUK) pointent du doigt le système de contrôle-commande du réacteur EPR, notamment les systèmes de sûreté utilisés en cas d'incident et "leur indépendance vis-à-vis des systèmes de contrôle", ceux utilisés pour exploiter l'installation en fonctionnement normal.

Ainsi, selon les trois autorités de sûreté nucléaire, "la conception d'EPR, telle que proposée initialement par les exploitants et le fabricant, Areva, n'est pas conforme à ce principe d'indépendance dans la mesure où il y a beaucoup d'interconnexions complexes entre les systèmes de contrôle et de sûreté". Et "il incombe aux exploitants et fabricant Areva de répondre aux questions techniques soulevées" par cette déclaration.

Areva a réagi, affirmant que "cette démarche de dialogue" entre les exploitants, les constructeurs et les autorités de sûreté "fait partie intégrante du processus de certification et de construction des nouveaux réacteurs". Dans un communiqué, le fabricant de l'EPR, assure que "la sûreté du réacteur EPR n'est pas mise en cause" et, s'agissant des demandes de l'ASN, s'engage "à apporter toutes les réponses attendues d'ici la fin de l'année".

En France, le premier réacteur EPR doit entrer en service en 2012 à Flamanville, dans la Manche. Un deuxième va être construit à Penly en Seine-Maritime, un projet piloté par EDF. Le premier EPR d'Europe est toujours en construction à Olkiluoto en Finlande, et accuse plus de trois ans de retard. Il ne pourra être opérationnel qu'en 2012.

Dans un communiqué, le Réseau "Sortir du Nucléaire note" "que c'est l'Autorité de sûreté britanique qui a détecté le problème", cet été, "alors que l'Autorité se sûreté française (ASN) avait déjà autorisé la construction de l'EPR". Selon Sortir du Nucléaire, "il semble donc nécessaire, avant que l'irréparable ne se produise, qu'une commission d'enquête indépendante fasse toute la vérité sur cette affaire et surtout sur la fiabilité de l'ASN".
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 12:00

29/09/2009 : Réseau "Sortir du nucléaire" - le Réseau "Sortir du nucléaire" attaque l’arrêté du maire de Colmar et appelle à se rassembler à 14h place de la Gare.

Communiqué du 29 septembre 2009

Le Réseau "Sortir du nucléaire" attaque aujourd’hui en référé l’arrêté ubuesque du maire de Colmar qui prétend interdire dans une bonne partie du centre-ville tous les déplacements, y compris à pieds, le samedi 3 septembre. Cet arrêté scandaleux vise à empêcher que la manifestation du 3 octobre puisse avoir lieu Champ de Mars (près de la Place Rapp) comme l’avaient initialement prévu les organisateurs. Manifester pacifiquement est un droit fondamental garanti par la Constitution.

Considérant les tergiversations des autorités, et dans le but d’éviter tout éparpillement des manifestants et toutes tensions inutiles, le Réseau "Sortir du nucléaire" les appelle à se rassembler à 14h place de la Gare.

Ce mardi 29 septembre à 16h, une nouvelle rencontre à la préfecture sera l’occasion de réaffirmer notre volonté de manifester pacifiquement sans qu’il n’y soit fait obstacle. Il sera demandé que la manifestation puisse partir de la place de la Gare pour arriver à proximité de la Préfecture, représentant l’Etat pronucléaire, où une délégation demandera à être reçue pour porter les revendications des manifestants.

Dans tous les cas, les manifestants refusent totalement de se rassembler "Stade des Cheminots" (lieu clos et excentré) pour y être parqués comme l’espérait le maire de Colmar. Le danger ne vient pas des manifestants mais bien des centrales nucléaires, à commencer par celle de Fessenheim, la plus vieille de France.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" exige donc l’arrêt définitif de la centrale nucléaire de Fessenheim, un plan de sortie du nucléaire, et appelle les citoyens à participer à la manifestation du samedi 3 octobre mais aussi à l’ensemble des débats, concerts, animations prévus durant le week-end des 3-4 octobre.

Pour informer les manifestants en temps réel sur le rassemblement européen des 3 et 4 octobre, le Réseau "Sortir du nucléaire" met à disposition du public un numéro d’appel national joignable 24 h/24, le 0825 747 647 (coût de la communication : 0,15 €/mn - messagerie en français, anglais et allemand).

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 11:01

L'Alsace - 23 septembre 2009

Nucléaire
Fessenheim se prépare à la visite décennale de contrôle
L’avis officiel sur la poursuite d’exploitation sera connu fin 2011.
 
Pour la troisième fois depuis son démarrage en 1977, la centrale nucléaire de Fessenheim et ses deux réacteurs vont être mis à l’arrêt à partir de cet automne, à l’occasion des visites décennales de contrôle. Hier à Colmar, la réunion de la Commission locale d’information et de sécurité (Clis) de Fessenheim a pris connaissance du calendrier de ces visites, à l’issue desquelles l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) se prononcera pour ou contre la poursuite de l’exploitation.
C’est justement pour faire pression sur ce processus, qui ne survient que tous les dix ans, qu’une manifestation est organisée le 3 octobre par le réseau Sortir du nucléaire, à Colmar ( L’Alsace du mardi 15 septembre). Les membres de la Clis se sont réunis hier dans ce contexte : élus, techniciens de l’ASN, associations d’opposants et direction de la centrale, appelée Centre nucléaire de production d’électricité.
Les visites décennales ne sont pas une mince affaire : courant octobre, le réacteur 1 de Fessenheim sera mis à l’arrêt pour plusieurs mois, pour en permettre la visite appronfondie, de la cuve à l’enceinte de confinement. Cet arrêt fournit, en plus, l’occasion d’opérations de maintenance et de modernisation des installations, que le centre de production a planifiées : les chantiers vont attirer sur le site près de 1500 salariés d’entreprises prestataires, en plus des 800 qui y travaillent en temps normal.
Mi 2010, EDF remettra un rapport sur le fonctionnement du réacteur 1, et début 2011 l’ASN dira si son exploitation continue ou pas. En parallèle, la Clis elle-même commandite, à l’occasion des troisièmes visites décennales, une contre-expertise confiée au GSIEN, le Groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire ; plus une étude sur la radioactivité dans l’environnement, qui sera réalisée sur des points de prélèvement proches de l’usine, les mêmes qu’en 1999. Le réacteur 2 subira les mêmes opérations en parallèle, mais un peu plus tard, à partir de juin prochain.
L’éventuelle décision de fermer Fessenheim, que réclament les manifestants de Sortir du nucléaire, ne sera donc pas prise avant fin 2011. Mais l’ASN a d’ores et déjà rendu un avis, le 1 er juillet, sur des études qu’EDF a consacrées à l’ensemble des réacteurs de même type que ceux de Fessenheim, et cet avis global est positif. Il reste maintenant à se prononcer sur chaque réacteur, avec ses particularités.
Aux États-Unis, où des membres de la Clis ont fait un voyage récemment pour visiter la centrale de Beaver valley, sœur jumelle de celle de Fessenheim, la procédure est très différente : l’exploitation a été d’emblée décidée pour 40 ans, avec une éventuelle prolongation de 20 ans.
Présent pour la deuxième fois à une réunion de la Clis, le président de la région de Fribourg, Julian Wurtenberger, a proposé de fournir les données des cas de cancers côté allemand à hauteur de Fessenheim, afin de faire un point transfrontalier sur l’impact sanitaire.

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 19:28
Voitures électriques : le gouvernement déplace la pollution

AFP - 22 septembre 2009 - PARIS - Le réseau Sortir du nucléaire a regretté que le gouvernement ait "oublié" de choisir des batteries rechargées avec une électricité renouvelable lors de sa commande de 50.000 voitures électriques, dans un communiqué publié mardi.

Les voitures rechargées sur secteur seront responsables de "toutes les tares du nucléaire", notamment le recyclage des déchets, et de "l'émission de grandes quantités de CO2".

Le remplacement des voitures actuelles par des voitures électriques "aboutira à un déplacement de pollution et ne sera en aucun cas une option écologique", selon le communiqué.

Sortir du nucléaire, qui milite en faveur du développement des énergies renouvelables, a dénoncé le soutien à l'industrie nucléaire française au détriment de l'environnement.

Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi devait annoncer, mardi lors d'un déplacement à Grenoble, le lancement "dès l'automne par l'Etat (de) plusieurs appels d'offres pour l'achat de 50.000 véhicules électriques".

Les appels d'offres concerneraient des organismes possédant "des flottes de véhicules utilitaires comme La Poste, EDF, la SNCF, Veolia ou encore Vinci, mais aussi les services de l'Etat et les collectivités territoriales".

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 10:12
Réseau « Sortir du nucléaire »
Fédération de 840 associations

Communiqué de presse du 17 septembre 2009

Manifestation européenne à Colmar le samedi 3 octobre :
le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle la Préfecture à faire preuve de responsabilité.

Voir la vidéo du 19/20 de France 3 Alsace sur : http://www.fermons-fessenheim.org/

Pour tenter de perturber le rassemblement européen antinucléaire qui aura le samedi 3 octobre (à 14 h – Place Rapp) à Colmar, le préfet du Haut-Rhin a invoqué hier les "éventuels groupes qui se mêleraient … pour casser et saccager".

Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à rappeler les points suivants :
- Que ce soit à Colmar en septembre 2002, à Strasbourg en septembre 2005 et en mars 2007, de même qu’à Cherbourg (30 000 manifestants le 15 avril 2006) et à Rennes (40 000 manifestants le 17 mars 2007) les manifestations organisées par le Réseau "Sortir du Nucléaire" n'ont jamais donné lieu au moindre débordement.
- Plus proche de nous, la manifestation internationale anti-nucléaire de Berlin a rassemblé ce 5 septembre 2009 plus de 50 000 européens sans aucun incident.
- La Préfecture du Haut-Rhin a elle-même proposé aux organisateurs du rassemblement de Colmar, par courrier du 18 mai 2009, un itinéraire qui démarre et s'acheve rue Bruat, jouxtant la Place Rapp.

Les autorités qui savent parfaitement que toutes les manifestations organisées par le Réseau "Sortir du nucléaire" sont pacifiques, font preuve d’irresponsabilité en évoquant des casseurs qui sont totalement imaginaires.

A ce sujet, le Réseau "Sortir du nucléaire" s’étonne vivement que le Préfet ait convoqué les médias (L’Alsace, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, France 3…), le mercredi 16 septembre, pour couvrir un entrainement de la police à la « guérilla urbaine » en faisant explicitement référence à la manifestation antinucléaire du 3 octobre. Il s’agit clairement d’une tentative d’instrumentalisation de la presse.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle la Préfecture à faire preuve de responsabilité et renouvelle son appel aux européens à se rassembler pacifiquement Place Rapp à Colmar le 3 octobre à 14h00 pour exiger l'arrêt définitif de la centrale de Fessenheim et la sortie du nucléaire ainsi qu'à participer à l'ensemble des débats, concerts, animations prévus durant le week-end des 3-4 octobre.

=> Toutes les infos sur le rassemblement de Colmar :
http://www.fermons-fessenheim.org/

=> Voir la revue de presse :
http://www.fermons-fessenheim.org/spip.php?rubrique34

Contacts presse :
Rémi Verdet : 06 13 36 71 89
Jean-Marie Brom : 06 08 98 79 40
Stéphane Lhomme : 06 64 100 333
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