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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 23:45

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 09:44
La Liberté de l'Est  (Vosges)        30.09.08
 
Qui veut gagner des millions ?
Grand, Fréville et Aouze se sont portées candidates pour accueillir la future décharge nucléaire. La commune sélectionnée touchera le pactole. Les anti-nucléaires font tout pour saborder le projet (manifestation à Neufchâteau samedi dernier)
Pourquoi Grand s'est positionnée pour accueillir le futur centre de stockage de déchets nucléaires ?
"Quand j'ai pris la mairie, je me suis fixé une mission : enrayer le déclin du village. L'industrie du bois connaît le même sort que la sidérurgie. Grand est touché de plein fouet. Entre les deux recensements, la population de Grand a baissé de 10 %. Aujourd'hui, on ne compte que 460 habitants. Notre école ne compte que 51 élèves. Si l'érosion se poursuit, l'inspection académique pourrait décider de fermer l'établissement scolaire. Il est de mon devoir de répondre favorablement aux industriels qui souhaitent s'installer chez nous."
L'ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) ne peut pas vraiment être considérée comme un groupe industriel comme les autres... "
Certains maires du département se vantent d'avoir jeté directement à la poubelle le dossier de l'Andra concernant le centre d'enfouissement de déchets nucléaires. Je trouve cette attitude complètement irresponsable. On ne peut se lancer la patate chaude indéfiniment, les déchets, il faut bien les stocker quelque part !"
Pour l'attrait du site gallo-romain, ce n'est pas un peu contre-productif ? "
Le site gallo-romain est géré par le Conseil général. Il accueille, chaque année, pas moins de 25 000 visiteurs. Pourtant, les retombées financières pour les habitants sont quasiment nulles (*)."
Dans l'hypothèse où l'ANDRA choisit Grand, qu'ont à gagner vos administrés ?
"J'ai rencontré Jean-Paul Baillet, le secrétaire général de l'ANDRA. Nous n'avons pas évoqué précisément ce que cela va rapporter à la commune. Mais on peut imaginer que le village touchera plusieurs millions d'euros et une centaine d'emplois pourraient être créés."
Si la population de Grand s'oppose au projet, êtes-vous prêt à tout arrêter ? "Si à la fin du processus de sélection, la commune est choisie par l'Andra, j'organiserais un référendum au sein de la commune. Si la majorité des habitants refuse que le centre s'implante ici, le conseil se pliera à leur volonté." (*)
Dommages collatéraux
Il y a quelques jours, Chantal Bertaux hésitait encore. La conseillère municipale de l'opposition s'est enfin décidée. Elle a été visité le centre de Bure : "Le même jour, le collectif anti-nucléaire tenait une réunion à Neufchâteau, j'aurais voulu y assister. Mais par honnêteté intellectuelle, je me devais d'aller à Bure pour mieux comprendre ce que l'ANDRA nous propose même si je me méfie d'eux."
Mais pour Chantal Bertaux, le mal est déjà fait : " La nouvelle de la candidature de Grand pour accueillir le centre d'enfouissement de déchets nucléaires s'est répandue comme une traînée de poudre. L'image du site gallo-romain va forcément en pâtir. Je reçois des coups de téléphone de personnes qui se disent choquées que l'on puisse implanter une décharge nucléaire à proximité d'un site aussi exceptionnel." Un véritable crève-coeur pour cette ancienne archéologue, spécialiste de l'Antiquité, qui a donné quarante ans de sa vie au site gallo-romain : "Je pense qu'il y a d'autres moyens de relancer l'activité économique. Grand était le "Lourdes" de la Gaule. Il faut s'appuyer sur cette richesse patrimoniale pour développer le tourisme local."
Chantal Bertaux s'inquiète aussi des conséquences sur l'environnement de l'implantation du centre de déchets nucléaires : "Je ne comprends pas comment l'ANDRA a pu présélectionner la commune de Grand. Elle est située sur un plateau calcaire truffé de galeries souterraines où l'eau s'écoule. Comment être sûr que les déchets nucléaires ne seront pas au contact avec l'eau du sous-sol ?
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La Liberté de l'Est  (Vosges)        30.09.08
Fréville : le conseil est pour le maire est contre !
158 communes du département ont été contactées par l'ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs), parmi celles-ci la commune de Fréville.
Après un vote, le conseil municipal du village a déposé sa candidature pour accueillir le centre d'enfouissement de déchets nucléaires. Gérard Tollot, le maire était contre mais la plupart des autres membres du conseil ont été séduits par les charmes "sonnants et trébuchants" de l'ANDRA. (7 voix pour, 3 voix contre, 1 absent).
Le premier magistrat du village s'est plié au choix de la majorité mais conserve sa liberté de parole : "Je préfère habiter près d'un centre de stockage de déchets nucléaires que d'une centrale, cela me parait moins dangereux. Je n'ai donc pas d'à priori contre l'ANDRA. Le problème est ailleurs. Si le centre est construit ici, il ponctionnera 120 ha de superficie. Soit la moitié de la surface de la commune en retirant les espaces boisés. D'après ce que j'en sais, il n'y a que 60 ha qui seront disponibles. Je ne vois pas comment l'ANDRA pourrait résoudre le problème. A moins bien-sûr d'empiéter sur la commune de Liffol-le-Grand."
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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 20:14

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 11:00
Neufchâteau 27 septembre 2008
Stand le matin sur le marché aux pommes
15 h rassemblement : nous étions environ 140 à Neufchâteau , avec prises de paroles, au nom du collectif contre l'enfouissement des déchet radioactif , ( VE, RêVES, VAN, Les Vert, LCR,Nature et Progrès, Mousse citoyenne, Oiseaux-Nature, ACCID, CRAD, Terraé... ) nous avons défilé dans les rue piétonnes et fait des sitting au son de la sirène, la presse locale ( Est républicain et Liberté de l'est ) nous accompagnait.
Puis nous sommes retournés au point de départ pour conclure la manif en rappelant à tous d'être vigilant et de ne pas laisser l'andra empoisonner la terre et l'eau ni ici ni ailleurs mais autrement et surtout d'arrêter de produire ces déchets.
Annonce des communes qui se sont prononcés contre et de celles qui ont voté pour être candidate dans les Vosges.
Dénonciation des prétextes ( ou arguments... ) économique qui en fait sont de la corruption degisée.
Rappel que le projet de l'andra pour les FAVL ne doit pas être accepter par les citoyens et qu'un débat national impartial sur les déchet et le démantèlement doit avoir lieu.
Rappel du calendrier sur les FAVL ( 31 octobre , fin de l'année annonce par le gouvernement des 2 ou 3 site choisis pour les études )

Merci à toutes et tous de nous avoir rejoint pour cette journée nationale du refus de l'enfouissement des déchets radioactifs

Des photos de la manif :
 Photos de Patrick
 Photos Cacendr

.Dans la presse :
Est-Republicain
La Liberté de l'est

Les communes en région grand est : cantons et communes du Grand Est

Les dossiers d'analyse et les tracts sur le site du Réseau SdN : Documents
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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 10:28
Départ en covoiturage le samedi à 13h30 depuis le parking cimetiere pres du parc des expo à Epinal : contact 06 72 55 56 96
et départ en covoiturage de Charmes : contact 06.12.78.69.16
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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 12:02
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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 15:56

FIN 2008 : l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) proposera au gouvernement une présélection de 2 ou 3 sites, parmi les communes ayant manifesté un intérêt pour le projet de centre de stockage de déchets radioactifs de faible activité à vie longue.

 

 

2009-2010 : des investigations géologiques seront menées sur les sites présélectionnés tandis que des consultations publiques seront organisées.

 

 

2011-2015 : des études de conception et de sûreté seront effectuées, au terme desquelles l'Andra déposera une demande d'autorisation de création (DAC) du centre de stockage. Cette DAC suivra un long chemin administratif, passant notamment par le gouvernement et l'Autorité de sûreté nucléaire.

 

 

2015-2019 : si l'autorisation est accordée, les travaux de construction des installations commenceront en 2015, de manière à mettre en service les premiers ouvrages de stockage en 2019.

 

 

2019-2040 : exploitation du centre de stockage.

 

 

2040- ? : le centre fermera ses portes aux alentours de 2040, date à laquelle il entrera en phase dite de "surveillance", pour une durée indéterminée.

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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 15:52
Le Monde - 27 août 2008

Depuis quelques semaines, l'Etat sonde 3 000 élus locaux pour choisir un site d'enfouissement de déchets radioactifs. Beaucoup hésitent face à cet investissement écologiquement risqué
 
L'Est, "poubelle nucléaire" de la France ?
 
 
"Cela m'est tombé dessus, comme ça, un jour de juin. Jusque-là, je n'en avais jamais entendu parler." Comme 3 114 autres maires dans vingt départements, Gilbert Vallot, le premier magistrat de Briaucourt, en Haute-Marne, a reçu avec perplexité, au début de l'été, une lettre du préfet, puis un dossier de l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). On l'informait que sa commune se situait dans une zone géologique propre à accueillir un enfouissement de déchets radioactifs à "faible activité et à vie longue", dits FAVL. Dans plusieurs départements de la France rurale - Lot, Indre, Seine-Maritime, Nord -, l'Andra a identifié les zones argileuses stables qui conviendraient, mais c'est dans l'est du pays, en Lorraine et en Champagne, que se trouvent les couches géologiques appropriées les plus vastes.
 
Les FAVL regroupent des déchets issus du radium et d'autres en graphite radioactifs produits par les centrales nucléaires de la filière française graphite-gaz opérationnelle dans les années 1960 et 1970. Ils sont relativement peu radioactifs, mais leur nocivité court sur plusieurs milliers d'années, voire 300 000 ans pour un de leurs éléments, le chlore 36. Le stockage est censé se remplir entre 2019 et 2040, après quoi il serait "sous surveillance" pour une durée... indéfinie.

L'est du bassin parisien accueille déjà, dans une famille de déchets radioactifs qui n'en finit plus de grandir, un centre de stockage de déchets très faiblement radioactifs, à Morvilliers (Aube), un centre de déchets radioactifs à vie courte, dans la forêt de Soulaines (Aube), le laboratoire d'étude des déchets très radioactifs à vie longue à Bure (Meuse). La région développe, à contrecoeur ou avec fatalisme, selon les interlocuteurs, une spécialisation de "poubelle nucléaire" de la France.

Dans son dossier de promotion, l'Andra met en avant l'intérêt économique du stockage des FAVL, qu'elle tend à présenter comme une activité industrielle comme une autre : "Ce projet constitue une véritable opportunité de développement économique", écrit l'Agence. Dans des départements qui se sentent en perte de vitesse, l'argument porte. A Gondrecourt-le-Château (Meuse), par exemple, l'usine de meubles Meuse Omni Style témoigne des difficultés industrielles de la région : fin 2004, la direction avait annoncé que le nombre d'emplois devait passer de cinq cents à cent. "Je ne vous raconte pas le triste Noël que nous avons passé", dit Stéphane Martin, le jeune maire du chef-lieu de canton. "Je ne vois pas comment créer de l'emploi à Gondrecourt. Alors les cinquante emplois que promet l'Andra pendant quelques décennies, je les prends !"

Gondrecourt, démarchée par l'Agence, est située à 8 km du laboratoire de Bure et peut déjà apprécier les retombées financières de celui-ci : 550 000 euros de taxes et reversements départementaux qui forment près du tiers du budget communal. "Si les FAVL viennent sur notre commune, je les justifierai comme un outil industriel, poursuit l'édile. Il faut casser la sinistrose qui règne ici, retrouver un dynamisme sur la commune, donner l'envie de réussir aux jeunes ."

Il énumère ce qu'il envisage de faire : "Des logements de standing, étendre le parc locatif pour accueillir une nouvelle population, l'assainissement collectif, des services culturels, sportifs. Et puis, je voudrais refaire la place de l'Hôtel-de-Ville : telle qu'elle est aujourd'hui, elle n'est pas digne d'un chef-lieu." La situation n'est cependant pas désespérée : Gondrecourt-le-Château compte 1 300 habitants, un tissu artisanal très actif et s'enrichit de citoyens qui s'installent ici - le prix de l'habitat est plus faible qu'en ville - pour aller travailler à Nancy, à 45 minutes.

Une situation comparable à celle de Briaucourt (Haute-Saône), située près de Chaumont, et dont le maire, pourtant, adopte un point de vue diamétralement opposé. La commune de 250 habitants a perdu des exploitations agricoles dans les vingt dernières années, et l'usine des forges de Bologne, spécialisée dans l'équipement aéronautique, dans la commune voisine de Bologne, fournit beaucoup moins d'emplois que naguère. "Mais des jeunes commencent à s'installer chez nous, c'est nettement moins cher qu'à Chaumont, à 15 km", dit le maire, Gilbert Vallot. "On essaye de développer le tourisme : il y a ici des lieux de chasse, de pêche, de randonnée, une vraie qualité de vie. On a des atouts, il ne faut pas les détruire. Quelle image un dépôt de déchets nucléaires nous donnerait-il ? Est-ce que vous achèteriez une maison dans une commune où se trouve un stock de déchets nucléaires, vous ?" L'élu doute des retombées économiques : "Si vous lisez le dossier, vous voyez qu'on finit avec cinq emplois permanents, pour la surveillance."

L'Andra est bien consciente du problème. "Parler de déchets radioactifs n'est jamais très porteur, reconnaît François Chastagner, son directeur industriel. Nous apportons une perturbation dans les territoires d'accueil. Notre devoir est de les écouter, de décrire ce que va représenter le projet en termes de flux de nuisances, mais aussi ce qu'il va apporter. C'est une activité sans risque de délocalisation. Il y a peu d'industries qui possèdent un carnet de commandes assuré pour soixante ans."

Mais la question a aussi une dimension éthique incontournable. "J'ai un petit-fils, je ne me vois pas engager ma commune, engager les générations futures, dans quelque chose qui durera 300 000 ans, explique Gilbert Vallot. Qui peut garantir que l'on retiendra la radioactivité pendant une telle période ? Je n'y crois pas. On a reçu le dossier, et juste après, il y avait les incidents radioactifs au Tricastin. L'homme fait toujours des erreurs."

Stéphane Martin voit les choses autrement : "Cent mille ans, on ne se rend pas compte. Déjà deux mille ans me paraissent énormes. Mais je suis optimiste de nature : il y a cinq cents ans, on ne connaissait pas le nucléaire. La science peut progresser, transformer les déchets. C'est pour ça qu'il faut garder ouverte l'option de la réversibilité."

Avantage ou nuisance économique ? Responsabilité à l'égard des générations futures ? Difficile de trancher. Il reste à ouvrir largement le débat, et pas seulement au niveau des élus. "L'Etat essaye de ne pas en parler, parce que quand les gens sont au courant, ils réfléchissent et deviennent opposés", dit Gilles Desnouveaux, maire de Reynel (Haute-Marne), sollicité pour les FAVL et qui refuse le projet.

Nombre d'incertitudes scientifiques entourent le dossier, dont l'Andra n'a pour l'instant pas clairement informé les élus. Dans son rapport annuel rendu en juin, la Commission nationale d'évaluation des recherches et études relatives à la gestion des matières et déchets radioactifs souligne que la réalisation d'un stockage de FAVL ne sera pas aussi simple qu'il y paraît : " On disposera de délais brefs pour jauger les performances d'un site, concevoir un stockage, conduire des études de sûreté et préciser l'inventaire que le site peut accueillir, écrit la Commission. Certaines connaissances risquent donc d'être encore mal consolidées à ce stade et de laisser place à des marges d'incertitude qu'on n'aura pas eu le temps de réduire significativement, ce qui devra inciter à une attitude prudente."

Pour les communes qui s'engageraient dans les FAVL, de longues années d'incertitude, de changement, mais aussi de malaise, s'annoncent.

Hervé Kempf


http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/08/26/l-est-poubelle-nucleaire-de-la-france_1087954_3244.html
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