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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 23:57

Message de Wladimir Tchertkoff

 

Chères Amies, chers Amis,

Beaucoup d’entre vous me connaissent depuis l’époque où je vous informais sur l’emprisonnement du Professeur Youri Bandajevsky, que nous avons soutenu politiquement et moralement dans ses pires moments de résistance ; d’autres m’ont connu grâce à nos rencontres et discussions aux conférences sur le crime et les mensonges officiels de la catastrophe de Tchernobyl témoignés par les films réalisés pour la TV suisse ; d’autres encore parce que participants à l’action des « vigies d’Hippocrate » que nous menons à Genève pour dénoncer l’abandon des enfants contaminés de Tchernobyl par l’OMS ; d’autres enfin par des échanges d’informations sur Web.

L’association 1901 « Enfants de Tchernobyl Bélarus » (ETB) a été constituée en 2001 avec Vassili Nesterenko, Solange et Michel Fernex, pour soutenir le travail de radioprotection des enfants par l’Institut BELRAD que le Professeur Vassili Nesterenko a créé en 1991. L’Institut a perdu tous ses financeurs européens au cours des ans. Aujourd’hui notre association constitue le socle du financement de BELRAD. C’est le résultat de vingt ans de sape du lobby nucléaire et de l’inertie des gouvernements qu’il désinforme dans le seul but de protéger l’industrie atomique civile et militaire. BELRAD fournit quotidiennement la preuve de ce négationnisme, en mesurant le taux toujours élevé de radioactivité incorporé chez les enfants dans les zones contaminées et en faisant baisser ce taux par l’absorption de cures de pectine

Belrad a bientôt 20 d'ans d'expérience, des centaines de milliers de mesures, des protocoles éprouvés. C'est un cas unique ; il n'y a pas d'équivalent ailleurs. Belrad est une réalité, avec un background scientifique et technique solide. Il risque de disparaître.

Je vous écris aujourd’hui pour vous demander de serrer les rangs en adhérant et en faisant adhérer massivement à ETB vos amis, connaissances, réseaux militants, associations. Car la fondation France Libertés de Danielle Mitterrand, qui nous soutenait, nous a quittés l’année dernière depuis que le gouvernement français lui a coupé les vivres,. Nous sommes restés seuls et nous ne suffisons que pour un peu plus de la moitié de ce qui est nécessaire pour que BELRAD puisse continuer son travail de vérité et de radioprotection. Notre nombre actuel de donateurs est insuffisant. Seules quelques associations fidèles de France, de Belgique, d’Allemagne, d’Autriche, d’Irlande, d’Espagne et une du Japon soutiennent encore sporadiquement les projets avec de pauvres moyens (au total 15´900 € cette année). Les salaires, que BELRAD peut payer à la trentaine de collaborateurs, dont la majorité sont des spécialistes de haut niveau, sont parmi les plus bas de Minsk. En quatre ans plus de dix collaborateurs ont dû quitter l’Institut.. D’un mois sur l’autre, BELRAD risque la fermeture. Au moment où j’écris ces lignes nous avons 2000 € en caisse. L’argent arrive, il en faut 16´000 chaque mois.

La situation est telle que nous croyons vraiment qu’en septembre BELRAD risque de ne pas pouvoir payer son personnel.

C’est un passage transitoire qu’il faut consolider absolument. Car en novembre dernier j’ai rencontré une grande fondation Italienne d’accueil d’enfants qui avec le temps pourra devenir l’autre pilier solide. Avec notre association il sauvera et consolidera cet unique institut indépendant qui révèle la contamination radioactive réelle de chaque enfant et le protège. Mais cela prendra un certain temps. Ce serait absurde si les Italiens arrivent trop tard. Nous échouerons peut-être, mais que ce ne soit pas parce que nous n’avons pas fait tout le possible. Adhérez et faites adhérer maintenant à ETB.

Merci pour votre  générosité et votre dynamisme pour diffuser autour de vous.

Wladimir Tchertkoff 

 

PS : adresser vos dons ou adhésion à « Enfants de Tchernobyl Bélarus », 65 Quai Mayaud, 49400 Saumur. Site web : http://enfants-tchernobyl-belarus.org /

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 00:46

http://fabrice-nicolino.com/index.php

40 ans mais plus toutes ses dents

Publié le 31 mai 2008
 (N'oubliez pas le post-scriptum)

L'autre jour, assemblée générale d'une association de journalistes dont je
suis membre, les Journalistes pour la nature et l'écologie (JNE). Pour
l'essentiel, j'y ai fait le pitre avec l'un de mes compères, Marc Giraud,
auteur de plusieurs livres très plaisants, dont Le Kama-Sutra des demoiselles
et Calme plat chez les soles (les deux chez Robert Laffont). Ce sont des livres
qui racontent des histoires étonnantes sur la sexualité des bêtes. Eh oui,
quoi.

À un moment de l'assemblée, j'ai entrepris Thierry Jaccaud, lui aussi JNE et
par ailleurs rédacteur-en-chef de la revue L'Écologiste. Sur quel sujet ?
Celui-là même que je vais vous exposer. En un mot, le mouvement écologiste et
de protection de la nature, en France, est dans une situation de faillite.

De quand date ce mouvement ? De 1969. Avant cette date, le discours sur la
nature et sa protection était la propriété privée des vieilles barbes et des
sociétés savantes. Depuis la fin du 19ème siècle jusqu'à l'après 68 en effet, il
y a eu monopole. Seuls les scientifiques, les naturalistes - et quelques poètes
déjà chevelus - ont pu, ont su évoquer le sort de la planète et de ses
équilibres naturels. Il n'y a pas l'ombre d'un reproche. Le reste de la
société était occupé ailleurs.

Survient mai 1968. Survient du coup une génération en rupture avec ses aînés.
L'écologie, très présente dans la culture underground des États-Unis tout au
long des années soixante, devient chez nous une force intellectuelle et
bientôt sociale. Cette même année 1968 se crée la Fédération française des
sociétés de protection de la nature (FFSPN), qui deviendra en 1990 France
Nature Environnement (FNE). Les professeurs y font toujours la loi, mais cela
ne va pas durer.

Cela ne dure pas, car le réel se manifeste enfin. Décrété en 1963, notre
premier parc national, celui de la Vanoise, est menacé en 1969 d'une
amputation sauvage, pour faire plaisir aux promoteurs d'une station de ski.
Tel est le point de départ, le point zéro. Des centaines de milliers de
personnes signent une pétition portée par une partie notable du tout jeune
mouvement de mai. Et les bagarreurs gagnent, contre l'État.

Le combat pour la Vanoise dope toute une série de grandes associations
régionales, à commencer par la Frapna, mais aussi Bretagne Vivante (alors
Sepnb) ou Alsace nature. À cette époque, la plupart des militants sont de
jeunes enthousiastes, antinucléaires et, osons le gros mot, anticapitalistes.
Presque tous, au fil des ans, feront le choix de la longue marche dans les
institutions.

Je ne juge pas, je vous le jure. Confrontées à une menace qu'elles analysaient
mal, les associations ont tout misé sur la concertation, la discussion et le
rapprochement, dût-il parfois être difficile. Ils ont cru de bonne foi que la
France était le cadre nécessaire et suffisant, que la création du ministère de
l'Environnement en 1971 était une bonne nouvelle, que leurs partenaires locaux
finiraient par jouer le jeu dès lors qu'ils auraient suffisamment été informés.
Mais ils se sont lourdement trompés.

Pendant des décennies, et jusqu'à aujourd'hui, des milliers, des dizaines de
milliers de bénévoles ont investi les structures officielles les plus abstruses
: les commissions départementales d'hygiène, des sites, des déchets, des
carrières, que sais-je ? Ils se sont engloutis, la machine les a intégralement
digérés. Parallèlement, par un processus inévitable, et qui ne met pas en
cause les personnes, les associations se sont institutionnalisées. Elles ont
réclamé des subsides publics, les ont obtenus, et se sont progressivement
enchaînées elles-mêmes.

Aujourd'hui, FNE fédère officiellement 3 000 associations locales, thématiques
ou régionales. C'est un réseau impressionnant, mais le drame est qu'il ne sert
à rien. J'entends déjà les cris, y compris d'amis, et qu'on me pardonne, mais
je persiste : à rien.
Je sais la quantité d'efforts consentie, ou plutôt, je l'imagine (mal). Des
centaines de milliers de soirées ont été offertes en cadeau à la société, mais
allons de suite au résultat, cela m'évitera d'être méchant.

En 1969, par aveuglement, nul ne comprenait. L'affaire de la Vanoise est
d'ailleurs symptomatique. Le mouvement naissant croyait qu'il fallait, qu'il
suffisait d'aligner des victoires locales pour inverser le courant général. On
gagnerait dans la montagne, puis dans la plaine, puis sur la mer, etc. La
pédagogie ferait le reste. Nul ne voyait la nature des forces en présence, et
le caractère connecté, écosystémique, global des menaces sur la vie.

Ce mouvement s'est alors engagé dans une impasse totale, en traitant chaque
jour avec des acteurs inconscients, mais imposants, de la destruction du
monde. Et ces derniers ont gagné, car ils étaient la force, tandis que le
mouvement s'est enlisé, épuisé, avant de s'arrêter au bas d'une côte qu'il ne
montera jamais.

Qui oserait me dire que la situation générale est meilleure qu'en 1969 ? Qui ?
Nous sommes passés d'une situation inquiétante à un état du monde angoissant.
Tous les grands équilibres - de la planète, pas de notre minuscule pays - sont
proches d'un point de rupture qui peut nous mener au chaos général. Et FNE
continue de siéger, impavide, dans toutes les structures que l'État, son
financier principal, lui désigne. Je viens de lire une « lettre » de FNE à
notre président Sarkozy sur les biocarburants, que je juge déshonorante pour
nous tous (ici). Usant de tournures alambiquées, ce texte, qui aborde la
question de la faim de manière incidente, ne réclame même pas l'arrêt des
subventions françaises à cette industrie criminelle. Nous en sommes là ! Pas
question de mordre la main qui vous nourrit.

Bien entendu, ce bilan calamiteux ne se limite pas à FNE. Un jour peut-être,
la véritable histoire du WWF sera écrite. Et ce jour-là, la surprise sera au
programme, croyez-moi. Car cette association internationale financée par
l'industrie n'aura cessé de chercher et de trouver des accommodements avec les
pires transnationales. Par exemple en osant « vendre » à la société l'idée
d'un usage soutenable du bois tropical. Ou du soja. Ou des biocarburants.
Cette politique-là est simplement scandaleuse, et tout le monde se tait. Mais
pas moi.

Disant cela, je n'oublie pas que d'authentiques écologistes, dont certains
sont des amis, travaillent pour le WWF. Je ne les cite pas, car je ne veux pas
les mettre dans l'embarras. Et je ne souhaite pas même qu'ils quittent
l'association, car ils y font malgré tout un travail utile. Mais enfin,
regardons les choses en face : le WWF accompagne la marche à l'abîme des
sociétés humaines et du vivant.

Greenpeace ? J'ai été membre du Conseil statutaire de ce groupe pendant des
années. Ne me demandez pas ce que c'est, car je l'ignore. Pour moi, cela
signifiait participer à des réunions inutiles, une à deux fois par an. Ce qui
me reste de Greenpeace, c'est que j'y compte des proches, à commencer par ma
chère Katia Kanas, présidente actuelle en France. Et alors ? Et alors,
Greenpeace a suivi une pente redoutable, et peut-être inévitable. Les
sociologues qui étudient l'histoire des associations parlent classiquement de
deux phases. La première, dite « charismatique », est celle des fondateurs et
de l'exaltation. La suivante est celle de « l'institutionnalisation ». Nous y
sommes.

Pour ce que j'ai pu voir, Greenpeace n'est plus. Les cinglés de 1971 voguaient
à bord du Phyllis Cormack en direction de l'Alaska, pour y occuper le site des
essais nucléaires américains. Ceux d'aujourd'hui gèrent la manne du
fundraising, méthode éprouvée pour récolter du fric auprès de millions de
donateurs. Certes, et ce n'est pas rien, Greenpeace ne dépend ni de l'État ni
de l'industrie. Mais ses cadres supérieurs, souvent recrutés par petite
annonce hors du mouvement écologiste, sont des cadres supérieurs. Et
Greenpeace-France est une PME de l'écologie, tristement incapable, par
exemple, de mener la bagarre pourtant essentielle contre les biocaburants.
Dieu sait pourtant que je les y ai invités !

Toutes les tendances de cette écologie officielle, plus quelques autres que je
n'ai pas le temps de citer, se sont retrouvés à la table de Borloo et
Kosciuko-Morizet l'automne dernier. Je veux parler du Grenelle de
l'Environnement, bien sûr. À cette occasion, le mouvement a montré où il en
était, c'est-à-dire au même point qu'en 1969. C'est-à-dire bien plus bas en
réalité. Car c'est une chose de croire au Père Noël quand on est un gosse qui
découvre le monde. Et une autre quand on approche des quarante ans.

Ce mouvement aura bientôt quarante ans, en effet, et c'est le mien. Ma famille.
Je ne suis pas partisan de la table rase, qui n'est que fantasme. Mais
d'évidence, il est temps de faire un bilan. Selon moi, il est limpide : nous
avons échoué, tous, à empêcher l'emballement de la machine à détruire la vie.
Il est donc certain que les moyens utilisés ne sont pas adaptés au seul
objectif qui vaille. Je ne crois pas, en effet, qu'on puisse se contenter de
risettes de Borloo, de bises de Kosciucko et de passages à la télé. À moins
que je sois le roi des imbéciles, et que personne ne m'ait prévenu du
changement de programme ?

Nous avons échoué, soyons sérieux. Il faut le dire, il faut l'écrire, il faut
même le proclamer. Sur cette base-là, essentielle, il s'agira de reconstruire
un mouvement différent, plus fort, plus conquérant, partant avec ceux qui le
voudront à l'assaut du ciel, pour la restauration du monde vivant. Je vous
lance donc, je me lance aussi, bien sûr, un appel au sursaut. Arrêtons la
dégringolade. Ouvrons les yeux, fermons la télé, et osons dire cette évidence
que le roi écologiste est nu. Pour commencer.

PS : Exceptionnellement, je vous demande de diffuser ce qui est bel et bien un
appel à tous les réseaux de votre connaissance. Je ne prétends pas avoir
raison, mais je suis certain que nous avons besoin d'un grand débat. Et donc,
je vous en prie, faites circuler. Merci.

Publié dans Mouvement écologiste, Politique

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 21:43

Préambule

Le peuple français, convaincu que l’oubli et le mépris des droits naturels de l’homme sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens, pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer, avilir par la tyrannie ; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de sa liberté et de son bonheur ; le magistrat la règle de ses devoirs ; le législateur l’objet de sa mission. En conséquence, il proclame, en présence de l’Etre suprême, la Déclaration suivante des droits de l’homme et du citoyen.

Article premier (le but de la société)

Le but de la société est le bonheur commun. Le gouvernement est institué pour garantir à l’homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles.

Article 2 (énumération des droits)

Ces droits sont l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété.

Article 3 (égalité)

Tous les hommes sont égaux par nature et devant la loi.

Article 4 (la loi)

La loi est l’expression libre et solennelle de la volonté générale ; elle est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse ; elle ne peut ordonner que ce qui est juste et utile à la société ; elle ne peut défendre que ce qui lui est nuisible.

Article 5 (attribution des emplois)

Tous les citoyens sont également admissibles aux emplois publics. Les peuples libres ne connaissent d’autres motifs de préférence, dans leurs élections, que les vertus et les talents.

Article 6 (la liberté)

La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui ; elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait.

Article 7 (droit d'expression)

Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s’assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. La nécessité d’énoncer ces droits suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme.

Article 8 (sûreté)

La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés.

Article 9 (loi)

La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l’oppression de ceux qui gouvernent.

Article 10 (détention)

Nul ne doit être accusé, arrêté ni détenu, que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites. Tout citoyen, appelé ou saisi par l’autorité de la loi, doit obéir à l’instant ; il se rend coupable par la résistance.

Article 11 (voies de fait et résistance légitime)

Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait l’exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force.

Article 12 (l'arbitraire)

Ceux qui solliciteraient, expédieraient, exécuteraient ou feraient exécuter des actes arbitraires, sont coupables et doivent être punis.

Article 13 (présomption d'innocence)

Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Article 14 (non-rétroactivité)

Nul ne doit être jugé et puni qu’après avoir été entendu ou légalement appelé, et qu’en vertu d’une loi promulguée antérieurement au délit. La loi qui punirait des délits commis avant qu’elle existât serait une tyrannie ; l’effet rétroactif donné à la loi serait un crime.

Article 15 (proportion des peines)

La loi ne doit décerner que des peines strictement et évidemment nécessaires ; les peines doivent être proportionnées au délit et utiles à la société.

Article 16 (droit de propriété)

Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie.

Article 17 (pas d'emplois réservés)

Nul genre de travail, de culture, de commerce, ne peut être interdit à l’industrie des citoyens.

Article 18 (achat des services et non des individus)

Tout homme peut engager ses services, son temps ; mais il ne peut se vendre ni être vendu ; sa personne n’est pas une propriété aliénable. La loi ne reconnaît point de domesticité ; il ne peut exister qu’un engagement de soins et de reconnaissance, entre l’homme qui travaille et celui qui l’emploie.

Article 19 (expropriation)

Nul ne peut être privé de la moindre portion de sa propriété sans son consentement si ce n’est lorsque la nécessité publique légalement constatée l’exige, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

Article 20 (de l'impôt)

Nulle contribution ne peut être établie que pour l’utilité générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir à l’établissement des contributions, d’en surveiller l’emploi, et de s’en faire rendre compte.

Article 21 (des secours publics)

Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler.

Article 22 (de l'instruction)

L’instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l’instruction à la portée de tous les citoyens.

Article 23 (souveraineté nationale)

La garantie sociale consiste dans l’action de tous pour assurer à chacun la jouissance et la conservation de ses droits ; cette garantie repose sur la souveraineté nationale.

Article 24 (responsabilité des fonctionnaires)

Elle ne peut exister, si les limites des fonctions publiques ne sont pas clairement déterminées par la loi, et si la responsabilité de tous les fonctionnaires n’est pas assurée.

Article 25 (souveraineté du peuple)

La souveraineté réside dans le peuple ; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.

Article 26

Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier ; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d’exprimer sa volonté avec une entière liberté.

Article 27

Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres.

Article 28 (chaque génération ne décide que pour elle)

Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures.

Article 29

Chaque citoyen a un droit égal de concourir à la formation de la loi et à la nomination de ses mandataires ou de ses agents.

Article 30

Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs.

Article 31

Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n’a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.

Article 32

Le droit de présenter des pétitions aux dépositaires de l’autorité publique ne peut, en aucun cas, être interdit, suspendu ni limité.

Article 33

La résistance à l’oppression est la conséquence des autres droits de l’homme.

Article 34

Il y a oppression contre le corps social, lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

Article 35

Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 08:08

traduction : Gilles Chertier

Source : Publico.Es

http://www.publico.es/ciencias/317011/nomadas/nucleares/franceses/juicio

Les « nomades » nucléaires français devant le tribunal

Entre 20 000 et 30 000 sous-traitants se chargent des tâches les plus dangereuses

 

ANDRÉS PÉREZ 01/06/2010 4 h 15 Dernière mise à jour : 01/06/2010 4 h 16

 

Le Tribunal des prud'hommes de Rouen, à l'ouest de Paris, examine à partir d'aujourd'hui l'affaire Philippe Billard. Il s'agit du technicien de l'industrie nucléaire, licencié par la société Endel, qui fait éclater en France le scandale des sous-traitants de ce secteur. M. Billard, syndicaliste et fondateur d'une association, lutte pour que le pays leader dans le domaine du nucléaire civil reconnaisse les faits : entre 20 000 et 30 000 salariés ne sont pas des salariés des centrales, mais des sous-traitants employés "en cascade". Ils se chargent des tâches les plus dangereuses, absorbent 80 % des rayonnements et ne font pas l'objet d'un suivi médical fixe.

 

M. Billard a été le premier à dénoncer cette réalité. Employé par la société Endel, l'un des quatre grands sous-traitants des centrales administrées par EDF, il a refusé en 2005 de se convertir en « nomade du secteur nucléaire ». Autrement dit, il a refusé de changer de poste et de centrale chaque semaine, comme c'est le cas d'au moins 18 000 de ses collègues.

 

Explication : « Je travaillais à l'entretien des centrales de la Région Normandie. Cependant, je me suis beaucoup impliqué pour que nous, salariés des sociétés sous-traitantes, portions plainte pour les accidents du travail dont nous étions victimes. » Il assure qu’on a tenté de le licencier lorsqu'il a commencé à inciter ses collègues à porter plainte.

En vertu de la protection assurée par son mandat syndical, l'Inspection du travail et le ministère ont ordonné sa réintégration. L'entreprise persiste cependant dans son refus de le réintégrer. Le jugement de demain précédera celui, plus important, où la justice pénale tranchera dans l’affaire opposant Philippe Billard à Endel.

 

Ce litige résulte de l'entêtement de la société Endel. L'association de M. Billard, Santé/Sous-traitance, a remporté en janvier dernier une victoire historique lorsque, pour la première fois, les tribunaux ont reconnu que le cancer contracté par un employé d'un sous-traitant du secteur nucléaire résultait directement de son travail pour EDF.

 

Selon Anne Thébaud Mony, enquêtrice de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), « l'industrie nucléaire organise le non-suivi médical des travailleurs les plus exposés ». Autrement dit, les employés des sous-traitants ne sont pas pris en compte dans les enquêtes épidémiologiques ni les statistiques sur le personnel des centrales.

Entre 20 000 et 30 000 sous-traitants se chargent des tâches les plus dangereuses

 

ANDRÉS PÉREZ 01/06/2010 4 h 15 Dernière mise à jour : 01/06/2010 4 h 16

 

Le Tribunal des prud'hommes de Rouen, à l'ouest de Paris, examine à partir d'aujourd'hui l'affaire Philippe Billard. Il s'agit du technicien de l'industrie nucléaire, licencié par la société Endel, qui fait éclater en France le scandale des sous-traitants de ce secteur. M. Billard, syndicaliste et fondateur d'une association, lutte pour que le pays leader dans le domaine du nucléaire civil reconnaisse les faits : entre 20 000 et 30 000 salariés ne sont pas des salariés des centrales, mais des sous-traitants employés "en cascade". Ils se chargent des tâches les plus dangereuses, absorbent 80 % des rayonnements et ne font pas l'objet d'un suivi médical fixe.

 

M. Billard a été le premier à dénoncer cette réalité. Employé par la société Endel, l'un des quatre grands sous-traitants des centrales administrées par EDF, il a refusé en 2005 de se convertir en « nomade du secteur nucléaire ». Autrement dit, il a refusé de changer de poste et de centrale chaque semaine, comme c'est le cas d'au moins 18 000 de ses collègues.

 

Explication : « Je travaillais à l'entretien des centrales de la Région Normandie. Cependant, je me suis beaucoup impliqué pour que nous, salariés des sociétés sous-traitantes, portions plainte pour les accidents du travail dont nous étions victimes. » Il assure qu’on a tenté de le licencier lorsqu'il a commencé à inciter ses collègues à porter plainte.

En vertu de la protection assurée par son mandat syndical, l'Inspection du travail et le ministère ont ordonné sa réintégration. L'entreprise persiste cependant dans son refus de le réintégrer. Le jugement de demain précédera celui, plus important, où la justice pénale tranchera dans l’affaire opposant Philippe Billard à Endel.

 

Ce litige résulte de l'entêtement de la société Endel. L'association de M. Billard, Santé/Sous-traitance, a remporté en janvier dernier une victoire historique lorsque, pour la première fois, les tribunaux ont reconnu que le cancer contracté par un employé d'un sous-traitant du secteur nucléaire résultait directement de son travail pour EDF.

 

Selon Anne Thébaud Mony, enquêtrice de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), « l'industrie nucléaire organise le non-suivi médical des travailleurs les plus exposés ». Autrement dit, les employés des sous-traitants ne sont pas pris en compte dans les enquêtes épidémiologiques ni les statistiques sur le personnel des centrales.

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 17:54

Source : Romandie News             

Stockage déchets nucléaires: calendrier assoupli pour recherche des sites


PARIS - La recherche d'un site de stockage souterrain de déchets radioactifs de faible activité à vie longue (FAVL), qui a échoué l'an dernier, va reprendre avec un calendrier plus souple pour "mieux expliquer les termes du débat", a indiqué vendredi le gouvernement.

L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactif (Andra) avait annoncé en juin 2009 la présélection de deux communes dans l'Aude (Pars-lès-Chavanges et Auxon), qui avaient fait acte de candidature. Mais face à l'opposition de la population, les communes avaient finalement rejeté les projets quelques semaines plus tard.

"Le processus n'a pu aboutir. C'est un constat que nous regrettons et nous nous sommes attachées à desserrer les contraintes du calendrier", a expliqué, sans donner de nouvelles échéances précises, Pierre-Franck Chevet, directeur général énergie et climat au ministère de l'Ecologie.

"Il faut bien mieux expliquer les termes du débat que nous ne l'avons fait", a-t-il jugé à l'occasion de la présentation du Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs.

L'objectif initial était de choisir un site en 2011. Pour permettre de décaler cette échéance, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) envisage un programme d'entreposage intermédiaire.

L'Andra a été chargée de reprendre les discussions avec les territoires ou communes qui avaient manifesté leur intérêt en 2008.

"On va reprendre les choses doucement, tranquillement. On a une trentaine de candidatures encore en lice, dont 9 dans l'Aube", a expliqué sa directrice, Marie-Claude Dupuis.

En septembre, le député-maire de Troyes, François Baroin (UMP), qui a depuis rejoint le gouvernement, avait jugé que l'Aube "qui a déjà apporté sa part dans le nucléaire", n'était "plus une bonne terre d'accueil pour un nouveau site de stockage".

A l'horizon 2030, la France aura un stock d'environ 150.000 mètres cubes de ces déchets FAVL.

Moins importants en volume mais concentrant la plus grande part de la radioactivité totale, les déchets Haute activité et moyenne activité à vie longue (HAVL-MAVL) devraient être stockés séparément à environ 500 mètres de profondeur. Un centre de stockage est envisagé près du laboratoire souterrain de Bure (Meuse), dans un périmètre à cheval sur les départements de la Meuse et de la Haute-Marne.

(©AFP / 04 juin 2010 14h53)

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 19:25

http://www.asso-malades-thyroide.org/article.php?id=129

 

Madame le Juge nous signifiait que l’avocat du Professeur Pellerin demandait à ce qu’il ne soit plus mis en examen, ce qui n’est pas chose faite et d’autre part Madame le Juge nous confiait le peu de moyens de la justice à mener ses instructions d’autant plus pour les « grandes affaires » donc la notre qui touche l’Etat et la finance. La justice voit ses moyens de plus en plus étriqués afin que les affaires soient au plus vite « réglées » Ceci dit l’association est très heureuse d’avoir comme avocat Maître Bernard FAU, qui a déjà sauvé le procès une fois en le transformant en délit de tromperie aggravée, droit commercial transposé dans les affaires sanitaires, car ne l’oublions pas, le nuage n’est pas que passé sur nos têtes mais la France n’a pas fermé ses frontières aux denrées alimentaires venant des régions les plus contaminées, nos estomacs ont servit de poubelle de recyclage, les autres pays avaient fixés des normes pour la protection de leur population, nous pas et pour cause…, et à la mi mai 86 la France était convoquée à Bruxelles au travers de l’Office Mondial de la Santé.
le représentant de M PELLERIN a répondu que l’impact du nuage était « LOW » c'est-à-dire faible sur la France, qui a refusé d’appliquer les normes de l’OMS de l’époque

Ce qui est à retenir aujourd’hui, c’est que si un nouveau nuage passe sur la France, ou qu’une centrale Française lâche de façon excessive de la radioactivité, personne ne sera plus au courant sauf les hautes autorités du nucléaire, les balises qui sont dans les gendarmeries, pompiers, centrales ne feront plus de bruit et la lecture se fera directement au Vésinet au nord de Paris là où se trouvait l’ancien SCPRI devenu IRSN aujourd’hui (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire)

Sachez que nous avons eu au tél aujourd’hui les responsables d’associations ayant connu le même mépris de l’Etat au niveau des scandales sanitaires (sang contaminé, légionellose…) et nous sommes prêt à monter au Conseil de l’Europe pour crime contre l’humanité pour empoisonnement, il est impensable que des faits aussi historiquement graves soient balayés, c’est non une question de gauche ou de droite c’est un combat pour le respect du monde qu’on laissera à nos enfants. 
Quant on sait que rien que la consommation de lévothyrox a été multipliée par 10 depuis l’année 1986 à aujourd’hui, sans parler des autres traitements thyroïdiens, sans parler des leucémies lymphoblastiques, des lymphomes et on en passe…. tant de souffrances qui auraient servies à rien.

L’association rien que sur les plaignants Corses a déjà connu trois décès et une vingtaine en métropole

A Montauban il n’y a même plus d’argent pour les soins palliatifs, des malades de l’association se voient tirer au sort le droit à la chimio à la Pitié Salpétrière de Paris, pour économiser on met des génériques qui apparemment question thyroïde sont sous dosés et coûtent plus chers en vérification TSH à la sécu. L'Euthyral n'est plus remboursé qu'à15%, alors qu'il est vital

Hurlez votre mécontentement, tel à vos journaux locaux écrivez ne laissez pas passer ce silence cette honte dans votre maladie.

Le silence la peur elle n’a jamais eue raison sur le long terme, merci de votre soutien, nous savons avec tristesse que la semaine de la thyroïde ne pose pas la question du pourquoi de tant de malades, et vivre avec ou sans thyroïde est bien le résultat d’un état, mais quel monde on laissera à nos enfants, un monde ou l’argent le compromis ont eu raison du serment d’Hypocrate, où les médecins connaissent de moins en moins de liberté de pensée et de recherche, celle-ci doit rapportée et pour cause….Et la médecine est de plus en plus corps et âmes liés à la logique des laboratoires, jusqu’au jour où il y aura tellement de malades qu’on ne pourra plus payer les laboratoires… 

Sachez que nous sommes prêts à monter ensemble avec les autres associations de scandales sanitaires à la cour Européenne de Justice
Pus que jamais soutenez l’AFMT 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:52

Source : http://www.hns-info.net/spip.php?article23613

Source / auteur :

http://de.indymedia.org/2010/05/281...

Allemagne : des militants anti-nucléaire bloquent une grue de chargement de déchets

mis en ligne dimanche 23 mai 2010 par jesusparis

 

Cet après-midi [1], des militants anti-nucléaire ont occupé la grue de chargement du Castor à Dannenberg près de Gorleben pour protester contre l’énergie nucléaire. Leur action était dirigée contre un site de déchets nucléaires à Wendland et pour la mise hors-service immédiate de tous les établissements nucléaires. " Nous exigeons : plus un seul gramme de déchets nucléaires - extinction immédiate de l’énergie nucléaire !", selon Bernd Ebeling de l’organisation anti-nucléaire contrAtom. " Il n’y a aucune solution dans le monde entier pour le stockage des déchets nucléaires - Gorleben aussi est défectueux !"

 

Les trois activistes ont escaladé la clôture de la grue, où en novembre est attendu le prochain transport de déchets nucléaires hautement radioactifs, et ont grimpé sur le toit. De là ils ont déroulé une banderole avec le message : "Arrêt de l’énergie nucléaire !".

 

Début juin se tient la "République libre de Wendland" pour la trentième fois. Autrefois il y avait un village de cabanes qui avait été construit par des milliers de personnes contre un centre de stockage nucléaire à Gorleben ; il a été enlevé de force par la police et la BGS. [2]

 

Nous vous invitons cordialement à participer le 05 juin aux actions pour faire définitivement table rase de Gorleben ! L’emplacement est politiquement et socialement impropre."

 

Infos sur le transport Castor 2010 : http://www.contratom.de/castor

 

Traduit de l’allemand par Gachet, HNS-info

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 13:16

grenelle12.jpg

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 22:40

http://www.actu-environnement.com/ae/news/stockage-dechet-nucleaire-10221.php4

En Lorraine, stockage géologique de déchets nucléaires en pointillé

ENERGIES - Actu-Environnement.com - 12/05/2010 

 

La décision dans cinq ans d'autoriser d'implanter dans le sud de la Meuse un site de stockage géologique de déchets nucléaireslink hautement radioactifs se prépare. Avec à l'appui un dispositif législatif et réglementaire vigoureux.

 

 

 

Dans une semaine, deux ou trois camions-vibrateurs vont arpenter la campagne du sud de la Meuse, frapper le sol à intervalles réguliers, envoyer des ondes sonores qu'enregistreront en retour des géophones placés en surface. Sur le terrain, une centaine d'hommes venus d'ailleurs vont s'atteler à la tâche pour réaliser ces travaux de reconnaissance géologique sismique à deux et trois dimensions. Dans les champs, les chemins sont déjà tracés à travers les cultures. Dans les forêts communales, les sentiers se préparent avec l'aide de l'Office National des Forêts (ONF). '' Les résultats attendus sont l'acquisition de données permettant la construction d'un modèle détaillé de la couche géologique (épaisseur, profondeur…) avec une précision de quelques mètres, la vérification de l'absence de failles mineures et le contrôle de la constance des propriétés de la couche à l'échelle de la ZIRA. '', explique l'Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra) sur son site internet.

 

La ZIRA

 

Le tracé de cette Zone d'Intérêt pour une Recherche Approfondie (ZIRA) a été proposé par l'Andra dans un rapport remis au gouvernement en octobre dernier, conformément au décret du 16 avril 2008 relatif aux applications du Plan National de Gestion des Matières et des Déchets Radioactifs (PNGMDR). Si, comme c'est envisagé par la loi du 28 juin 2006 relative « à la gestion durable des matières et déchets radioactifs », la France se lance dans la construction d'un stockage de déchets radioactifs de Haute et de Moyenne Activité à Vie Longue (HA-MAVL) issus principalement des combustibles irradiés sortis des centrales exploitées depuis plus de trente ans. Cela se fera dans des galeries creusées à 500 mètres sous terre, qui occuperont en surface 15 km2 situés à l'intérieur des 28 km2 de cette ZIRA. 

Cette « zone » a été validée par lettre du ministre du MEEDDM Jean-Louis Borloo en date du 9 mars 2010, sur avis de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et de la Commission Nationale d'Evaluation (CNE). Mais l'instance de concertation de la population instituée autour de l'installation déjà en place, le Comité Local d'Information et de Suivi (CLIS) du laboratoire de Bure, elle aussi consultée, n'a pas eu le temps de rendre un avis définitif. Pour ce faire, à la demande de ses membres, elle a lancé un appel d'offres sur l'« évaluation des recherches de l'Andra ayant conduit à la détermination de la ZIRA ». A l'heure où nous publions cet article, cet appel d'offres est encore en ligne sur le site internet du CLIS. Les candidatures en réponse se font attendre... Quant à l'avis des sept communes du sud de la Meuse (1) dont le territoire est concerné par cette ZIRA... Si l'une d'entre elles s'avisait à consulter ses citoyens-électeurs par référendum, celui-ci serait « illégal » : l'établissement de la ZIRA comme l'implantation du futur centre de stockage relèvent de la compétence du gouvernement, non de la commune. Et l'avis négatif du conseil municipal de la commune de Bonnet, seul sur les sept à avoir délibéré, il pourrait tout au plus être assimilé à un ''simple voeu''.

 

L'arrêté préfectoral

 

C'est ainsi qu'en ce début de printemps, le projet de stockage géologique de déchets nucléaires de HA-MAVL s'est inscrit dans une nouvelle réalité pour les habitants et les élus de ces sept communes rurales. Dans les panneaux d'affichage des mairies un nouveau règlement a été intégré : un arrêté préfectoral du 23 mars 2010 ''portant autorisation de pénétrer dans les propriétés publiques et privées en vue d'acquérir des données scientifiques permettant de délimiter les zones susceptibles de recevoir la construction d'un centre de stockage en couche géologique profonde pour les déchets radioactifs à haute activité et à vie longue''. L'article premier de cet arrêté stipule que le personnel de l'Andra, et ceux des entreprises de travaux accréditées par cet établissement public ''pourront pénétrer dans les propriétés publiques et privées closes ou non closes, (à l'exclusion des locaux consacrés à l'habitation) et dans les bois soumis au régime forestier. Ils pourront y planter des balises, y établir des jalons, piquets et repères, y pratiquer des relevés topographiques, des travaux d'arpentage et de bornage, des opérations de recherche géophysiques ainsi que des sondages, forages et carottages associés, y faire des abattages et élagages nécessaires et autorisés par la loi et autres travaux ou opérations que les études rendront indispensables.'' De quoi baliser le passage des camions-vibrateurs à l'intérieur de la ZIRA, et même jusqu'à 38 km2, dans une Surface dite d'Acquisition Sismique (SAS). 

 

Du court terme

 

De quoi aussi préparer la suite. Dans sa lettre du 9 mars 2010, le ministre du MEEDDM précise que :''Ces travaux doivent être menés de sorte que la demande d'autorisation [d'un stockage réversible profond] puisse être instruite en 2015, dans la perspective d'une mise en exploitation en 2025''. Et ce, conformément à la loi du 28 juin 2006. En 2015, dans cinq ans donc, le stockage géologique des déchets hautement radioactifs dans le sous-sol français pourrait devenir bien réel. Avant cela, étant donnée l'ampleur, le projet sera soumis à un débat public. Le dossier mis en débat sera alimenté par les résultats des études sur cette ZIRA, venant compléter ceux de la recherche appliquée menés depuis la première loi sur les déchets nucléaires de 1991. Il est attendu de l'Andra pour fin 2012, selon le décret du 16 avril 2008 précédemment cité. Et comportera une proposition de site pour l'implantation du stockage géologique de déchets HA et MAVL avec, selon les conclusions du Comité de Haut Niveau, une entrée orientée vers la zone interdépartementale Meuse/Haute-Marne. De quoi fâcher le président du conseil général de la Meuse, qui aimerait dès maintenant une révision des fonds d'accompagnement du projet, pour l'instant établis équitablement à 30 millions d'euros par an pour chacun des départements de Meuse et de Haute-Marne. Si les galeries doivent être creusées dans le sous-sol de la Meuse, il demande plus (que la Haute-Marne) dès maintenant : 50 M€/an. Puisqu'il s'agit maintenant de la question du bruit de la monnaie trébuchante sur le territoire meusien et non plus du camion-vibrateur, c'est peu de chose en comparaison avec la taxe professionnelle d'une centrale nucléaire implantée en surface.

 

Camille Saïsset

 

 

(1) Bonnet, Bure, Houdelaincourt, Mandres en Barrois, Montiers sur Saulx, Ribeaucourt et Saint Joire

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 00:48

 

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