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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 20:58
La radiothérapie, un compromis fragile entre efficacité et risques
 

PARIS (AFP) - 07/09/2007 17h19



Salle de radiothérapie du centre régional de lutte contre le cancer François Baclesse à Caen, le 27 mars 2003

 


La radiothérapie, qui concerne deux patients sur trois atteints d'un cancer, repose sur un compromis entre souci d'efficacité contre les cellules cancéreuses et nécessité de respecter les tissus sains, expliquent des spécialistes.

 

"Lorsque la tumeur nécessite une forte dose, et est très proche de tissus sains qui ne supportent pas la même dose, on a un conflit et un risque de complications", déclare Françoise Mornex, secrétaire générale de la Société française de radiothérapie oncologique (SFRO). Des risques normalement maîtrisés.

 

Comme d'autres spécialistes interrogés par l'AFP, le Pr Mornex insiste sur le fait que la radiothérapie reste, malgré les problèmes identifiés récemment, notamment à Epinal, "un traitement totalement justifié pour certains cancers".

 

"La radiothérapie constitue au côté de la chirurgie et de la chimiothérapie un des trois piliers essentiels du traitement des cancers", martèle le professeur Claude Maylin, du service de cancérologie-radiothérapie de l'hôpital Saint-Louis (AP-HP) à Paris.

 

Chaque année en France, 180.000 patients, sur les 280.000 personnes qui développent un cancer, sont traités par radiothérapie (associée ou non à la chirurgie et/ou à une chimiothérapie). Au regard de ce nombre, souligne Jean-Luc Godet, de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), cela reste "une activité qui a des bénéfices pour les patients".

 

"La radiothérapie, comme la chirurgie et la chimiothérapie sont des activités à risque", déclare M. Godet, soulignant que l'ASN, avec son système de déclaration obligatoire d'événement, "braque le projecteur sur cette activité alors qu'il n'y a pas les mêmes contraintes dans les autres disciplines".

 

Les spécialistes s'accordent pour constater que, grâce au développement de nouvelles technologies, plus performantes mais aussi plus complexes, la radiothérapie est aujourd'hui beaucoup plus précise qu'il y a 10 ans, avec l'objectif de cibler la tumeur au plus près pour permettre l'utilisation de doses plus élevées. Du coup, "on est un peu sur le fil du rasoir", relève M. Godet, "à la moindre erreur cela peut être catastrophique".

 

"Il faut rester dans une dose raisonnable, toujours avoir dans la mesure du possible une marge de sécurité et puis assurer la qualité du traitement en vérifiant au quotidien", souligne le Pr Mornex. "On a des moyens énormes", dit-elle, mais le corps humain impose ses limites.

 

Actuellement, les doses s'étalent de 30 grays environ pour guérir un séminome (type de cancer) du testicule à 70-75 grays pour certains cancers ORL, cancers de la prostate et cancers du poumon. "Des doses insuffisantes pour vaincre un certain nombre de cancers, d'où notre désir d'augmenter la dose au-delà de ces limites dans le cadre de la recherche clinique", indique-t-elle.

 

La radiothérapie en 3 dimensions permet en outre de cibler -et donc de réduire- l'irradiation, comme pour une "frappe chirurgicale", afin de ne rien irradier d'autre que les cellules cancéreuses.

 

"50% des cancers sont guéris avec le concours de la radiothérapie. Le prix à payer, c'est qu'une partie de la population soignée fait des complications", remarque le Pr Patrick Gourmelon, de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Mais "un taux trop élevé de complications n'est pas acceptable", ajoute-t-il, préconisant un renforcement du nombre de physiciens pour contrôler des "machines de plus en plus complexes" et "un suivi au long cours des patients".
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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 20:56

http://www.lefigaro.fr/sciences/20070907.WWW000000317_radiotherapie_laffaire_depinal_est_plus_grave_que_prevu.html

Julie Connan (lefigaro.fr).
 Publié le 07 septembre 2007

Selon la ministre de la Santé, 300 nouveaux cas de patients irradiés s’ajoutent aux quelque 400 cas déjà recensés. Et d'autres pourraient bientôt se faire connaître grâce à un numéro vert mis en place vendredi.

 

«L'affaire d'Epinal est plus grave que prévu», prévient, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, dans Le Parisien/Aujourd’hui en France. Selon le quotidien, 300 nouveaux cas ont été identifiés, s’ajoutant aux 397 déjà connus et aux 24 patients très gravement irradiés. Soit un total non définitif de «721 malades directement contaminés par des accidents de radiothérapie». Cinq d’entre eux en sont déjà décédés. 

 

Le ministère de la Santé a mis en place depuis vendredi matin un numéro vert (0.800.636.636) destiné aux 4.500 patients ayant fréquenté le centre de radiothérapie de l’hôpital Jean Monnet d’Epinal depuis sa création, en 1989, afin que «toute personne inquiète ou potentiellement concernée puisse obtenir des réponses à ses questions». 

 

«Cette affaire prend des proportions hors normes. Mais nous mettons tout en place pour connaître la vérité», déclare Roselyne Bachelot qui a demandé à ce que les patients ayant subi une sur-irradiation de 7% soient tous individuellement contactés et se voient proposer une consultation et d'un suivi médical. Le dispositif actuel de suivi des patients sur-irradiés connus sera donc prolongé. Des renforts supplémentaires seront affectés à cet effet. 

 

Évaluation des conséquences cliniques 

 

La ministre a également demandé à l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) de piloter une évaluation des conséquences cliniques possibles pour les patients traités sur la période 1989-2000 compte tenu des appareils utilisés, des protocoles en place, des doses prescrites totales et par fraction et type de cancer. 

 

Ces surirradiations ont été provoquées par des défaillances à répétition dans l'utilisation du matériel de radiothérapie, selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) : «une erreur systématique de paramétrage du logiciel utilisé pour faire fonctionner les appareils de radiothérapie entre 1989 et 2000», dissimulation de la vérité à la hiérarchie administrative et enfin rejet des demandes de soins.  

 

Le Parisien cite ainsi la fille d’une victime décédée le 18 mai dernier. «Nous avons été scandalisés par l’attitude du médecin-chef de la radiothérapie. Alors que mon père souffrait d’atroces douleurs liées aux rayons, et que son généraliste demandait des examens complémentaires, il avait déchiré une ordonnance devant nous en disant : C'est tout à fait normal, mettez une petite pommade. » 

 

Jusqu’à présent, une quarantaine de plaintes ont été déposées au pénal et sont instruites par les magistrats du pôle de santé publique de Paris. 

 

Numéro vert : 0.800.636.636
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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 21:38

(Lorraine/Champagne-Ardenne)

 

 

 

________________________

COMMUNIQUE

Bar-le-Duc lundi 27 août 2007

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Déchets nucléaires - BURE

 

La nature se rebiffe contre l'enfouissement des déchets radioactifs

 

 

Dans le cadre de la première "Trans'mutance" qui s'est déroulée hier dans la grande région de Bure (cf www.burestop.org), un point a été dressé de l'actualité du chantier d'enfouissement.

 

L'info donnée aux participants était de taille puisque, pour la première fois, un organisme des plus officiels (CNE) tire la sonnette d'alarme sur les tares géologiques du site de Bure, donnant ainsi raison aux scientifiques indépendants qui depuis des années décrivent un site pas du tout adapté au stockage souterrain de produits radioactifs aussi dangeureux. Si l'enfouissement, présenté par les pouvoirs publics comme "solution", se résume en réalité à un pari sur l'avenir, le réaliser dans la région de Bure serait une folie, débouchant sur une contamination incontrôlée à vaste échelle.

 

Le document joint, distribué hier à l'occasion de la "Trans'mutance", détaille de manière argumentée la réalité des "phénomènes inattendus" qui se déroulent dans le sous-sol de Bure.

NB : ce doc peut être tiré format A5 et distribué, de même que ce communiqué

 

A quelques semaines du Grenelle de l'environnement, il serait incompréhensible que le gouvernement ne mette pas le nucléaire sérieusement à l'ordre du jour, afin d'en montrer les limites et les risques qui lui sont inhérents.

 

Contacts presse : 06 66 95 97 77  -  06 86 74 85 11

 

 

 

Décembre 2006 :

Deux représentants du CLIS (Comité local d'information et de suivi) découvrent, séparément, les galeries du "laboratoire" souterrain de l'ANDRA à Bure (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). Témoignages :

 

            *  "Nous avons vu partout des galeries dans une roche instable, qui se fragmente à l'air libre et qui se dégrade sans cesse"

 

            *  "Ma descente au fond me conforte dans ma position, c'est bien le dernier endroit où il faut mettre ces déchets. Les fissures sont omniprésentes dans la voûte, les joints de dilatation surdimensionnés pour reprendre les mouvements du sous-sol, tout cela après quelques mois, je n'ose imaginer au bout de quelques années"

 

 

Avril 2007 :

Le bureau du CLIS reçoit le "programme" de l'ANDRA pour les années à venir. De ce document de 48 pages, l'une nous renseigne sur les "Mesures de convergence en galeries". Il s'agit en fait de déformations ; ainsi les deux galeries actuelles s'écrasent, verticalement et horizontalement, de manière différente suivant l'une et l'autre, de plusieurs centimètres à un endroit, pour plus de 16 cm à tel autre. Et ceci en moins de deux années.

 

 

Juillet 2007 :

Un reporter du journal Ouest-France (JP Buisson), descendu lui aussi dans les galeries, publie un article. Extrait :

 

            *  "(...) À cette profondeur, les pressions sont énormes. Le sous-sol est soumis à des contraintes incroyables. Les galeries ont déjà rétréci de 8 cm en largeur et de 17 cm en hauteur. « C'est aujourd'hui quasiment stabilisé », assure le géologue [de l'Andra]. Quasiment ? Le béton du sol des galeries continue à se fissurer (...)".

 

--------------

 

Que pensez de tout cela ?

 

La Commission nationale d'évaluation (CNE) -abusivement présentée comme indépendante- a régulièrement été bien conciliante, jusqu'à donner l'an dernier son feu vert à la "faisabilité" de l'enfouissement à Bure. D'où l'importance de la déclaration incluse dans son tout récent Rapport n° 1 :

 

            * "Le laboratoire souterrain [de Bure] n'est disponible que depuis deux ans. Des phénomènes inattendus (formations de fractures en chevron lors de l'avancement des galeries) ou plus amples que prévus (déformations différées) y ont été observés".

 

Véritable aveu de l'état d'incertitudes complet qui caractérise ce dossier.

L'argile à BURE n'est pas le coffre-fort géologique prédit par l'ANDRA !

 

La poignée de députés-sénateurs qui,

au printemps 2006, a voté la loi "enfouissement"

a été leurrée par des études de complaisance

et des calculs-simulations-modélisations bien trop accommodants

 

----------------

 

Oter le doigt de l'engrenage

 

Comment aurait-il pu en être autrement de ces déformations inquiétantes lorsqu'on sait que cette région de Bure se trouve encastrée entre deux accidents géologiques majeurs, le fossé de la Marne et celui de Gondrecourt ?

 

On voit aujourd'hui, pour la première fois, ce qu'il en est du "bloc homogène incroyablement stable" décrit par l'Andra et pourtant dénoncé avec insistance par de courageux scientifiques. Et encore n'y a-t-il à ce jour que 2 petites galeries. Que se passerait-il si des centaines de km de galeries (chiffres Andra), nécessaires aux volumes à stocker, étaient creusées là, soumises à des pressions-décompressions énormes ? La nature ayant horreur du vide, on imagine également ce qu'il en serait de la dite REVERSIBILITE du stockage, imposture scientifique. Et le bloc géologique n'étant plus homogène, la sismicité avérée de la région aurait tôt fait de travailler les multiples micro-failles, voies royales pour les millions de m3 d'eau de la couche s upérieure calcaire (chiffres Andra)... La contamination radioactive de grande ampleur qui en résulterait aurait des répercussions catastrophiques et… incontrôlables.

 

 

Comment des décideurs industriels et étatiques

ont-ils pu à ce point duper une majorité d'élus de Meuse et de Haute-Marne ?

Il est plus que jamais urgent de sortir ces départements de ce piège !.

 

 

 

--------

 

 

Et vous, que pouvez-vous faire ?

 

 

 

En priorité, rejoindre les collectifs car ils ont véritablement besoin de votre soutien.

Pour adhérer à l'un des collectifs : Meuse - Haute Marne - Meurthe et Moselle - Moselle - Vosges - Bure Zone Libre - élus AEMHM > prenez contact au plus vite au 03 25 04 91 41

Joignez-vous également le plus souvent possible aux actions programmées

 

 

Collectifs Bure-Stop / www.burestop.org / août 2007 / IPNS - ne pas jeter mais recycler-transmettre à un voisin

 
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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 12:07
Cette semaine de formation et d'actions non-violente à Bure se terminera dimanche par une marche  ( voir  article  Trans'mutance ).

Vous pouvez vous servir des commentaires de ce blog pour prevoir un depart groupé en covoiturage ou en vélo par exemple

Le programe de l'andra dont la finalité est l'enfouissement des déchets radioactifs mortiferes pour des centaines de milliers d'années est un veritable crime contre les genérations futures est la raison de notre mobilisation.

Soyons nombreux pour cette action qu'est la marche du dimanche 26 août !

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 17:37
 Collectifs BURE-STOP
 contre l'enfouissement des déchets radioactifs
BP 17 - 52101 SAINT DIZIER Cedex - www.burestop.org - permanent@burestop.org  
Tel-rep-fax : 03 25 04 91 41 / 06 66 95 97 77 / 06 86 74 85 11
 
 
 
Les Buriens agissent !


 

Mardi 21 et Mercredi 22 août :

Vous refusez l'enfouissement des déchets radioactifs, l'énergie atomique, les plantes génétiquement manipulées,
tout ce que notre société génère comme injustice ou folie,
en un mot vous êtes un-e citoyen-ne qui veut faire bouger son environnement
 
 
FORMATION
 
aux actions non-
violentes et déterminées 
 
Un tel stage se veut des plus concrets, de la théorie à la pratique :
compréhension des attitudes, élaboration des outils-actions et exercices pratiques, blocages et jeu de rôles,
les aspects juridiques, relations aux médias...
 
"Les nouveaux contestataires se veulent non-violents, joyeux, efficaces. Tout cela s'apprend. Hurluberlus ? Pas du tout. Marginaux ? Encore moins."
Le Point - juin 2007- Mon stage chez les néo-contestataires
 
 
Pour en savoir plus sur la désobéissance civile :
 

Cette formation aura lieu à la maison de la résistance de "Bure Zone Libre", à Bure même
sous la compétence de Xavier Renou (administrateur du réseau Sortir du nucléaire)
 
Coût :
Habituellement de 45 euros/personne
mais le réseau Sortir du nucléaire prenant ici en charge les frais de formation
seule sera demandée une participation pour l'hébergement et restauration
 
 
Inscription obligatoire :
* auprès de Xavier Renou (constitution des groupes) : manifeste@desobeir.net
* ET auprès de la maison BZL de Bure (hébergement-restauration) : 03 29 45 41 77
 
 
à faire circuler sans modération dans les réseaux citoyens

 

Jeudi 23 au Samedi 25 août :
 
Trois journées d'actions en application du stage, dans la région de Bure
 
 
Rappels
 
Dimanche 26 août :
 
Les collectifs Bure-Stop organisent la première « TRANS' MUTANCE », marche d'une journée vers Bure qui sera suivie d'une soirée festive
voir détails sur www.burestop.org
 
+
 
Chantiers, actions, informations : la maison de la résistance, de BZL à Bure,  est ouverte tout au long de l'été
Contact : 03 29 45 41 77
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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 17:54
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/3_questions_a/20070731.OBS8861/il_voulait_permettre_un_veritable_debat.html

par Franck Michalon, frère de Vital Michalon, manifestant tué à Malville il y a trente ans

LA MORT D'UN MANIFESTANT ANTI-SUPERPHENIX

 

"Il voulait permettre un véritable débat"

NOUVELOBS.COM | 31.07.2007 | 14:52

 

Dans quel état d’esprit vous rendez vous à Malville ?

- Il y a trente ans Vital est parti manifester à Malville avec Paul, un autre de mes frères, et un groupe de copains. La répression de la manifestation a tué un Michalon sur deux. Trente après nous sommes trente de la même famille à venir nous recueillir à l’endroit où Vital a été tué. C’est d’abord cette image là, cette signification, que je retiens

Qui était Vital Michalon ?

- Beaucoup de contre-vérités ont été dites sur Vital. Ce n’était pas un "militant antinucléaire", il n’était inscrit dans aucun parti, aucune association, et surtout pas comme je l’ai entendu dire, dans un groupuscule anarchiste. C’était un homme de 31 ans, non violent. Dans les années 60 il avait visité, à pieds, le Népal, puis il était allé vivre dans un kibboutz en Israël. Il était libre de tout engagement et possédait une formation scientifique. Il avait d’ailleurs fait un stage de quelques semaines au Centres d’études nucléaires de Grenoble. C’est fort de ses connaissances scientifiques qu’il pensait que Superphénix était une folie. C’est uniquement pour cela qu’il était allé manifester.
Il avait fait son service militaire, en suivant l’école des officiers de réserve, dans les chasseurs alpins. Il connaissait les réalités du danger, il connaissait les explosifs militaires, mais c’était un pacifique. Il s’est retrouvé par hasard en première ligne de la manif lorsque celle-ci avait été coincée dans l’entonnoir où le préfet de l’époque avait fait s’installer les forces de l’ordre. Il a identifié les grenades lacrymogènes, puis les grenades offensives qui étaient expédiées, à tirs tendus, sur les manifestants. Il donnait des consignes à Paul et aux autres copains pour qu’ils puissent respirer, et ne perdent pas leurs tympans dans les explosions.
On n’a aucun témoignage décisif sur ce qu’il s’est réellement passé. Seulement deux éléments : le premier c’est que des témoins l’ont vu sortir d’une haie, courbé en deux, se tenant le ventre, suivi par deux membres des forces de l’ordre qui lui ont tourné autour, fusils pointés vers lui, alors qu’il était au sol, puis qui sont partis. Le deuxième c’est la trace d’un impact circulaire de 6 centimètres relevé sur son thorax. C’est la taille d’une grenade. Les autorités ont dit dans un premier temps qu’il était mort d’un arrêt cardiaque, mais l’autopsie a conclu qu’il était décédé parce que ses poumons avaient explosé. Les enquêtes n’ont rien donné. Tout cela s’est terminé par un non lieu et la famille a du payer les frais de justice. Depuis trente ans l’Etat ne s’est jamais manifesté auprès de la famille, quels que soient les gouvernements : ni regrets, ni excuses, ni même de la simple compassion.

Quel sens donnez-vous à ce rassemblement, trente ans après la mort de votre frère ?

- Au début ce rassemblement sera strictement privé, nous voulons nous recueillir, sans déranger personne, à l’endroit où Vital a été tué. Le réseau "sortir du nucléaire" a proposé à ceux qui le souhaitent de se retrouver pour commémorer cet acte criminel de l’Etat et nous a proposé de nous y associer. Nous voulons que l’Etat soit véritablement démocratique, comme le souhaitait Vital pour le nucléaire. Pour lui l’Etat devait permettre un véritable débat des citoyens sur l’opportunité ou non de construire des centrales nucléaires. Ce qu’il n’a pas fait. Pour nous cette demande est donc toujours d’actualité, comme elle l’est pour le débat sur les OGM qui pourrait se traduire, ensuite, par un référendum auprès de citoyens informés. C’est pour cela que nous nous associons à la commémoration de "sortir du nucléaire". Car tant que l’Etat n’a pas montré qu’il est réellement démocratique cela peut conduire au drame comme pour Vital, et on ne peut pas dire que Vital n'est pas mort pour rien. Mais c’est aussi pour cette raison que nous y associons la mémoire du photographe de Greenpeace tué dans le sabotage, par les services français, du "Rainbow warrior" et celle de Sébastien Brillat tué il y a deux ans alors qu’il manifestait contre un convoi transportant des déchets nucléaires.

Propos recueillis par Robert Marmoz
(le mardi 31 août)

 

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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 18:55

VITAL MICHALON, mort pour la vie.

Nous, écologistes, militants antinucléaire, avons aujourd’hui une pensée pour Vital Michalon, mort lors d’une manifestation d’opposition à la construction du prototype de surgénérateur Superphénix à Creys-Malville.

31 juillet 1977 : La manifestation ne rassemble pas moins de 60 000 opposants.

L’ambiance est électrique. Quelques milliers de manifestants prennent place dans les champs face à la police. Derrière eux, plusieurs milliers de personnes s'agglutinent sur la route. Quelques manifestants sont armés de bâtons, de cocktails Molotov, certains jettent des pierres. La police riposte avec des grenades offensives et charge. Du coté des manifestants, le service d'ordre est dépassé et des échauffourées éclatent. Vital Michalon est tué par un tir tendu de grenade; plusieurs dizaines de manifestants sont blessés, dont deux mutilés. L'autopsie de Vital Michalon conclut à une mort causée par des " lésions pulmonaires du type de celles que l'on retrouve lors d'une explosion ". Du coté des forces de l'ordre, cinq personnes sont blessées, dont 2 grièvement.

  L’avenir donnera cependant raison aux opposants puisque trente ans plus tard, la centrale nucléaire est un fiasco tant économique qu’écologique. En 11 ans, Superphénix a en effet fonctionné pendant 53 mois, il a subi des réparations pendant 25 mois, mais il a été arrêté 54 mois pour des raisons administratives. La production d'électricité aurait dû rapporter 12 milliards de francs, elle n'en a fourni que 2 milliards.

Son démantèlement est un vrai casse-tête, il va durer 25 ans selon EDF et produire des tonnes de déchets radioactifs dont le fameux sodium liquide qui refroidissait le réacteur et qui s’enflamme au contact de l’air et explose au contact de l’eau.

Rappelons que les français paient deux fois l’électricité nucléaire qu’ils consomment car le prix du démantèlement des centrales et du traitement, stockage des déchets est subventionné par l’Etat et ne figure pas dans le prix du KWh. Mais ce sont les générations futures qui paieront le plus lourd tribut de notre folie.

 Aujourd’hui, c’est à Bure dans la Meuse, à Flamanville et à Cadarache que l’on veut à nouveau nous imposer le nucléaire et ses déchets.

Sans nous demander notre avis, l’état nous engage pour plusieurs décennies encore dans le nucléaire alors qu’il y a tant à faire au niveau des économies d’énergie et du renouvelable sans toute fois revenir à bougie.

Vosges AN

U n rassemblement est organisé en commémoration de la mort de Vital Michalon : http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?article464
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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 21:03
PICT0651.JPGCe dimanche a vu la naissance officielle d'un nouveau groupe : en effet le groupe Vosges AN a décidé de signer la Charte du Réseau "Sortir du nucléaire" et d'adhérer à celui-ci.

La randonnée fut agréable pour tous, sportive et presque épuisante : des dénivelés dont nous nous souviendrons et des panoramas de toute beauté, de belles roches et des passages difficiles. ( sentier des roches : durée 6h pauses et réunion comprises )

Nous avons pu utiliser le compteur geiger radex à différents endroits du parcours et observer les niveaux de radioactivité de l'ambiance et des roches :
 - Golbey  10h du matin place de l'église  0.17 -µSv/h
 - Col de la Schlucht : 0.23 µSv/h - roche de l'arret pique-nique : 0.32 µSv/h ( à 5 cm )
 - pause de 14h30 : 0.36µSv/h sur la roche ; 016µSv/h environ 1m au dessus de celle ci
 - pause de la réunion : 0.22 µSv/h au dessus de la grotte ; 0.42 µSv/h à l'interieur.

Prochaine actions militantes :
Bure : trans'mutance le 26 août et actions non-violentes du 20 au 25 ( prevenir BZL de notre arrivée et trouver un endroit pour camper sur le trajet , prendre contact avec la conf ...)
Epinal et Vosges à partir de la rentrée :
- tenue de stands ( vente d'oeufs en soutien aux associations enfants de Tchernobyl, informations et pétitions )
- Velorutions : à coordonner avec d'autres associations.
- organiser conference débat pour l'automne.

Autres actions en cours :
Bure : travaux , si des volontaires pour aider contacter BZL toutes les bonnes volontés sont les bienvenue y a de quoi faire.
International : action OMS-AIEA Genève
Manifestation anti nucleaire à Berne le 8 septembre

Prochain rendez-vous : samedi 18 aôut à 9h00 à la gare d'Epinal  ( vous pouvez mettre vos vélos dans les ter ) pour partir à Bure

Merci
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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 14:23
JHM (Journal de la Haute-Marne)       21.07.07
 
 
Un suivi sanitaire sollicité
 
Extrait de délibération du Conseil municipal de 52-Beurville
 
Nucléaire : suivi sanitaire des populations vivant à proximité des centres de stockage de déchets radioactifs.
 
Suite à différentes déclarations de l'association Qualité de le vie, sise à Ville-sur-terre, montrant un taux trop élevé de maladies liées à l'irradiation, par rapport à d'autres régions, les "Citoyens du coin" demandent aux maires des communes voisines de Soulaines et de Morvilliers de proposer à l'Institut de veille sanaitaire l'organisation d'une enquête épidémiologique pour connaître l'impact sanitaire réel des faibles doses sur les populations.
 
A l'unanimité les membres élus ont approuvé cette demande.
 
 
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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 17:48

 

Au collectif de Permanent Bure  Stop, et Aux milliers de personnes qui en France, Belgique et Pays-Bas, sont alimentés en eau potable par les pompages sur GRAVIERS DE MEUSE.

 

         « Ne tolérez pas que des déchets nucléaires soient enfouis à BURE, car ils contamineraient les eaux de tous les graviers de Meuse qui sont en aval de BURE, soient les eaux potables des robinets de milliers de Français, de Belges et de  Hollandais. »

 

Avis et communiqué de l’AIPRI par son président, Maurice ANDRE, officier retraité NBCR à fonction exclusive (protection nucléaire, biologique, chimique, radiologique) (de la Force Aérienne belge). Message du 20 juillet 2007.

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