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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 14:26
19/08/2008 Prolifération : le Réseau "Sortir du nucléaire" demande à MM Sarkozy et Fillon de rejeter jeudi 21 août 2008 l'accord nucléaire Inde/USA (lors de la réunion du Groupe des fournisseurs nucléaires)
 Les citoyens sont invités à écrire en urgence sur les sites web de l'Elysée et de Matignon http://www.elysee.fr/ecrire
 http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
 Après avoir écrit lundi 18 août 2008 à MM Sarkozy (Président de la République) et Fillon (Premier ministre) pour les mettre devant leurs responsabilités avant la réunion cruciale du Groupe des fournisseurs nucléaires (ou Nuclear Suppliers Group, soit NSG), qui rassemble les 45 pays fournisseurs d'équipements nucléaires et qui se réunira le 21 août, le Réseau "Sortir du nucléaire" demande aux citoyens de soutenir cette démarche en écrivant de toute urgence sur les site web de l'Elysée et de Matignon.
 Lors de sa réunion du 21 août, le NSG va se prononcer sur l'accord nucléaire, dit "Accord 123", signé en juillet 2007 par l'Inde et les USA et qui prévoit en particulier la vente à l'Inde de technologies et de matières nucléaires, et ce en contradiction totale avec les règles internationales de non prolifération. Il est d'ailleurs tout à fait édifiant de rappeler que c'est après le premier essai atomique réalisé par l'Inde en 1974 que le Groupe des fournisseurs nucléaires s'est créé afin d'isoler les Etats non signataires du Traité de non prolifération (TNP), à commencer bien sûr… par l'Inde.
 Il est avéré que c'est pour de simples raisons mercantiles que les USA s'apprêtent à valider l' "Accord 123", lequel ne se justifie pourtant pas plus en 2008 qu'en 1974. Cet accord prévoit d'ailleurs que l'AIEA n'inspectera en Inde… que les installations nucléaires qui ne servent pas à l'élaboration d'armes atomiques. C'est exactement comme si des gendarmes s'engageaient, auprès de voleurs, à ne pas patrouiller pendant les heures prévues pour réaliser des cambriolages.
En bafouant à ce point les règles de non prolifération, les USA, l'AIEA et les pays du NSG qui soutiendront l' "Accord 123" donnent de parfaits prétextes à tout pays qui tente, ouvertement ou secrètement, d'accéder à l'arme atomique.
 De fait, lors de la réunion du Groupe des fournisseurs nucléaires le 21 août, la France doit s'opposer à la validation de l' "Accord 123". Et ce d'autant que c'est sous prétexte de lutter contre la prolifération que MM Sarkozy et Fillon dénoncent le programme nucléaire iranien. Il n'est pas acceptable de tenir un double langage et d'accorder aux uns ce qui est refusé aux autres.

 NB : le Réseau "Sortir du nucléaire" écrit aussi ce jour à la Fondation Nobel pour lui demander de retirer le Prix Nobel de la Paix attribué en 2005 à l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) et à son Directeur général Mohamed El Baradei "pour leurs efforts visant à empêcher que l'énergie nucléaire ne soit utilisée à des fins militaires" : cette belle déclaration a ouvertement été bafouée le 1er août dernier par l'AIEA qui, en contradiction avec sa mission contre la prolifération nucléaire, a avalisé l' "Accord 123"


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NOM - Prénom :
Adresse :
Ville :

 Courrier à MM Sarkozy (Président de la République) et Fillon (Premier ministre)

http://www.elysee.fr/ecrire
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

 Monsieur le Président de la République,
 Monsieur le Premier Ministre,

je vous demande de prendre vos responsabilités en faisant le nécessaire pour que la France se prononce contre l'accord nucléaire dit "Accord 123" lors de la réunion, jeudi 21 août 2008, du Groupe des fournisseurs nucléaires (ou Nuclear Suppliers Group, soit NSG), qui rassemble les 45 pays fournisseurs d'équipements nucléaires, dont la France.

L' "Accord 123", signé en juillet 2007 par l'Inde et les USA, qui prévoit en particulier la vente à l'Inde de technologies et de matières nucléaires, et ce en contradiction totale avec les règles internationales de non prolifération. Il est d'ailleurs tout à fait édifiant de rappeler que c'est après le premier essai atomique réalisé par l'Inde en 1974 que le Groupe des fournisseurs nucléaires s'est créé afin d'isoler les Etats non signataires du Traité de non prolifération (TNP), à commencer bien sûr… par l'Inde.

Il est avéré que c'est pour de simples raisons mercantiles que les USA ont négocié avec l'Inde l' "Accord 123", ont obtenu le 1er août la validation de cet accord par l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), et entendent maintenant le faire valider par le Groupe des fournisseurs nucléaires.

L' "Accord 123" ne se justifie pourtant pas plus en 2008 qu'en 1974. Cet accord prévoit d'ailleurs que l'AIEA n'inspectera en Inde… que les installations nucléaires qui ne servent pas à l'élaboration d'armes atomiques. C'est exactement comme si des gendarmes s'engageaient, auprès de voleurs, à ne pas patrouiller pendant les heures prévues pour réaliser des cambriolages.

En bafouant à ce point les règles de non prolifération, les USA, l'AIEA et les pays du NSG qui soutiennent l' "Accord 123" donnent de parfaits prétextes à tout pays qui tente, ouvertement ou secrètement, d'accéder à l'arme atomique.

De fait, lors de la réunion du Groupe des fournisseurs nucléaires le 21 août, la France doit s'opposer à la validation de l' "Accord 123". Et ce d'autant que c'est sous prétexte de lutter contre la prolifération nucléaire que vous, Monsieur le Président de la République et Monsieur le Premier Ministre, dénoncez le programme nucléaire iranien. Il n'est pas acceptable de tenir un double langage et d'accorder aux uns ce qui est refusé aux autres.

La perspective de voir l'entreprise française Areva vendre de la technologie et des matières nucléaires à l'Inde ne doit pas justifier de bafouer les règles de non-prolifération. Ce serait ne serait d'ailleurs pas seulement indigne, ce serait aussi parfaitement ridicule : il est évident que, après avoir intrigué depuis des mois pour que cet accord soit enfin validé, les USA ne vont laisser aucun autre pays, et encore moins la France, en tirer les bénéfices.

Si la France ne s'oppose pas jeudi 21 août 2008 à la validation de l' "Accord 123" par le Groupe des fournisseurs nucléaires, votre responsabilité sera lourdement engagée. Vous aurez gravement contribué à la prolifération nucléaire et, de fait, fortement augmenté les risques de destruction de la planète.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République et Monsieur le Premier Ministre, à mon engagement en faveur de l'environnement et de la démocratie.


 Lien permanent vers ce communiqué: http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=441
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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 18:30
Afin de poursuivre la rénovation de la maison de Bure, l’association Bure Zone Libre recherche des maçons et carreleurs bénévoles et compétents.

Du boulot en perspective, mais pour une noble cause et dans une bonne ambiance garantie !
 
D'avance MERCI.

Si vous êtes intéressés, merci de contacter directement :
 
    - Sébastien : 06 09 628 303 -
<sebastien.boucher@ifrance.com>
   - Maison de Bure : 03 29 45 41 77

Pour en savoir plus sur les travaux de la maison de Bure, n’hésitez pas à cliquer ici :
http://burezonelibre.free.fr/site/pages/3-chantiers.htm
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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 18:24

Le Monde - 7 août 2008 - Point de vue

Le danger nucléaire escamoté

par Ulrich Beck, philosophe et sociologue

 
Sommes-nous en train d'assister au début d'une farce grandeur nature aussi amusante que terrifiante ? Son thème ? L'escamotage du risque nucléaire face à la catastrophe du changement climatique et à la crise pétrolière. Lors du sommet du G8 organisé à la mi-juillet à Hokkaido, le président américain, George Bush, a de nouveau plaidé pour la construction de centrales nucléaires. Son homologue français, Nicolas Sarkozy, souhaite que l'Europe se dote de nouveaux réacteurs et appelle à la relance de l'énergie nucléaire dans une économie post-pétrole.
 
Tout se passe comme si, pour préserver le climat, le monde devait apprendre à apprécier la "beauté de l'énergie nucléaire", ou "énergie verte", comme le secrétaire général de la CDU allemande, Ronald Pofalla, vient de la rebaptiser. Au vu de ce nouveau virage dans la politique du langage, il importe de se remémorer les éléments suivants.
 
Il y a deux ans, le Congrès américain a créé une commission d'experts chargée de développer un langage ou un symbolisme susceptible d'avertir des dangers que représenteront les dépôts de déchets nucléaires américains dans dix mille ans. Le problème à résoudre était de déterminer la façon dont les concepts et les symboles devaient être conçus afin de transmettre un message à des générations qui nous succéderont dans plusieurs milliers d'années. Cette commission comprenait des physiciens, anthropologues, linguistes, neuroscientifiques, psychologues, biologistes moléculaires, érudits classiques, artistes, etc.
 
Les experts cherchèrent des modèles dans les symboles remontant aux premiers âges de l'humanité. Ils étudièrent la construction de Stonehenge (aux alentours de 1 500 av. J.-C.) et celle des pyramides ; ils examinèrent la façon dont Homère et la Bible avaient été historiquement perçus. Mais tous ces exemples ne remontent qu'à deux millénaires, pas à dix mille ans. Les anthropologues recommandèrent d'adopter le symbole du crâne et des tibias entrecroisés. Mais un historien fit aussitôt remarquer que pour les alchimistes le crâne et les tibias symbolisaient la résurrection, et un psychologue se livra à une expérience avec des enfants de 3 ans : si le symbole était apposé sur une bouteille, ils s'exclamaient d'un air anxieux : "Poison !", alors que lorsqu'il était fixé au mur, les bambins s'écriaient avec enthousiasme : "Pirates !"
 
Même notre langage, on le voit, est inadapté lorsqu'il est confronté au défi d'alerter les futures générations sur les dangers que nous avons introduits dans le monde avec l'utilisation de l'énergie nucléaire. Et, de ce point de vue, les acteurs qui sont censés garantir la sécurité et la rationalité - l'Etat, la science et l'industrie - jouent un jeu extrêmement ambigu. Ce ne sont plus des personnes de confiance mais des suspects. Car ils exhortent la population à monter à bord d'un avion pour lequel aucune piste d'atterrissage n'a été construite à ce jour.
 
L'"inquiétude existentielle" que les périls globaux suscitent à travers le monde a fait naître une véritable compétition visant à supprimer toute évocation de risque majeur dans le débat politique. Les périls incalculables qu'est susceptible d'entraîner le changement climatique sont censés être "combattus" par les dangers incalculables liés aux centrales nucléaires. De nombreuses décisions touchant aux risques majeurs ne résultent pas d'un choix entre une solution sûre et une solution risquée, mais entre des solutions également dangereuses, et souvent entre des solutions dont les risques sont qualitativement trop différents pour être aisément comparés. Or les formes actuelles du discours public et scientifique ne sont pas à la hauteur de telles considérations. Les gouvernements adoptent en la matière une stratégie de simplification délibérée. Ils présentent chaque décision particulière comme un choix entre une solution sûre et une solution risquée tout en minimisant les incertitudes de l'énergie nucléaire et en focalisant l'attention sur le changement climatique et la crise pétrolière.
 
Les lignes de fracture concernant l'appréciation des risques globaux sont de nature culturelle. Plus les périls échappent aux méthodes de calcul scientifique pour former un domaine de non-savoir relatif, plus la perception culturelle des risques globaux spécifiques, autrement dit la croyance ou non dans leur réalité, devient importante. Dans le cas de l'énergie nucléaire, nous assistons à un véritable choc des cultures du risque. Ainsi, l'expérience de Tchernobyl est perçue différemment en Allemagne et en France, en Angleterre et en Espagne, en Ukraine et en Russie. Pour beaucoup d'Européens, les risques posés par le changement climatique dépassent de loin ceux de l'énergie nucléaire ou du terrorisme.
 
A présent qu'il est admis que le changement climatique résulte de l'activité humaine et que ses effets catastrophiques sont considérés comme inévitables, les cartes sont redistribuées dans la société et en politique. Or il est totalement erroné de penser que le changement climatique mènera fatalement à la destruction de l'humanité. Car le changement climatique ouvre des opportunités inattendues pour reformuler les priorités et les règles de la politique. Bien que la hausse du prix du pétrole soit bénéfique pour le climat, elle s'accompagne de la menace d'un déclin massif. L'explosion du coût de l'énergie grignote le niveau de vie et fait naître un risque de paupérisation au coeur même de la société. En conséquence, la priorité qui était encore accordée à la sécurité de l'énergie vingt ans après Tchernobyl est à présent mise à mal par la question de savoir combien de temps les consommateurs vont pouvoir maintenir leur niveau de vie face à la hausse constante du prix de l'énergie.
 
Pourtant, négliger le "risque vestigiel" de l'énergie nucléaire, c'est ne pas comprendre la dynamique culturelle et politique de la "société à risque résiduel". Les critiques les plus tenaces, efficaces et convaincants de l'énergie nucléaire, ne sont pas les Verts - le plus influent opposant à l'industrie nucléaire est l'industrie nucléaire elle-même (voir les problèmes survenus récemment au Tricastin et à Romans-sur-Isère).
 
Cette menace est constante et permanente, et elle reste présente même lorsque les manifestants épuisés ont depuis longtemps cessé de lutter. La probabilité d'accidents improbables s'accroît avec le nombre de centrales nucléaires "vertes" ; chaque "occurrence" ravive dans le monde entier le souvenir de toutes les autres. Le risque signifie l'anticipation de la catastrophe, pas seulement en un lieu donné, mais partout. On n'aura même pas besoin de voir survenir un mini-Tchernobyl en Europe. Il suffira que l'opinion mondiale ait vent d'un cas de négligence et d'"erreur humaine" quelque part dans le monde pour que brusquement les gouvernements qui se font les avocats de l'énergie nucléaire "verte" soient accusés de jouer avec insouciance et sans discernement avec les intérêts de sécurité des populations.

(Traduit de l'anglais par Gilles Berton)

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 09:48
Le réseau "Sortir du nucléaire" dénonce la politique d'Areva au Niger
 
AFP - 03.08.08 - Le réseau "Sortir du nucléaire" a dénoncé, dimanche dans un communiqué, "la politique indigne du groupe français Areva" au Niger et a exprimé "sa solidarité" avec le correspondant de Radio France Internationale Moussa Kaka, détenu dans ce pays depuis septembre 2007.
 
"Le pouvoir économique reste aux mains de multinationales étrangères qui, en échange d'un soutien au régime autoritaire en place, pillent le pays de ses richesses", a estimé l'association. "Sortir du nucléaire" s'est aussi élevé contre la politique d'Areva qui "souhaite étendre son domaine d'exploitation" de l'uranium et a "passé de nouveaux accords" avec Niamey "qui mène actuellement une campagne de discrimination ayant pour objectif de vider le nord du pays de ses habitants, afin de faciliter l'aboutissement de ses relations commerciales".
 
L'association antinucléaire a aussi exprimé "sa solidarité" avec Moussa Kaka qui "risque la prison à vie pour avoir simplement exercé son métier de journaliste". Directeur de la station privée Radio Saraounia, correspondant de RFI et de Reporters sans frontières au Niger, Moussa Kaka est écroué depuis le 26 septembre pour "complicité d'atteinte contre l'autorité de l'Etat" pour des liens présumés avec les rebelles touareg. Il est passible de la prison à vie. Niamey a toujours affirmé qu'il n'a pas été arrêté en raison de ses activités journalistiques.
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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 17:00
http://www.actu-environnement.com/ae/news/irresponsabilite_environnementale_nucleaire_5541.php4

Actu-Environnement.com - 01/08/2008

 
La fuite d'effluents contaminés à l'uranium survenue le 8 juillet dernier sur le site de la Socatri-Areva au Tricastin (Drôme) a conduit la société Areva à limoger le directeur-général de sa filiale, la Socatri, et à verser une indemnisation aux agriculteurs lésés. Cette affaire renvoie à la responsabilité environnementale et au principe « pollueur-payeur » en matière d'industrie nucléaire.
 
     
Ce mois de juillet aura été riche en événements radioactifs. Après les dysfonctionnements du chantier EPR à Flamanville, le tour de France des accidents nucléaires se poursuit : le 8 juillet, 74 kilos d'uranium répandus dans des effluents sur le site du Tricastin, le 17, fuite sur une canalisation de l'installation nucléaire de la CERCA à Romans-sur-Isère, puis, le 18 juillet, contamination de 15 salariés intérimaires travaillant à la centrale nucléaire de Saint-Alban (Isère), et, le 23, contamination d'une centaine de personnes au Tricastin. Des événements à la fois graves et ordinaires, qui s'inscrivent dans la « banalité du mal » qu'évoquait la philosophe Hannah Arendt, sorte de fatalité de la société du risque, dont l'opinion ne sait quelle gravité réelle leur attribuer. Quelques 900 incidents ''mineurs'' du type de ceux déclarés ces derniers jours au Tricastin sont recensés chaque année dans le nucléaire en France, témoignant, selon les experts, du bon contrôle de la filière, mais révélateurs, selon les écologistes, de la dangerosité de cette énergie. Cette série noire du nucléaire survient alors que la loi sur la responsabilité environnementale a été adoptée le 22 juillet 2008. Si celle-ci a inscrit dans le droit français la notion de préjudice écologique, elle n'a pas pris en charge le risque nucléaire. En effet, du fait des risques particuliers inhérents à l'industrie nucléaire et de leur caractère transfrontalier, la responsabilité civile des opérateurs ne relève pas du droit commun.

Un régime exorbitant du droit commun

En Europe, les exploitants d'installations nucléaires, publics ou privés, civils ou militaires, sont couverts par la Convention de Paris du 29 juillet 1960, la Convention complémentaire de Bruxelles du 31 janvier 1963, le Protocole du 16 novembre 1982, puis celui de février 2004 modifiant cette Convention. Ces textes prévoient que la réparation des dommages causés par un accident nucléaire sera effectuée sur fonds publics, dans le cas où les dommages excéderaient le montant couvert par l'assurance ou la garantie financière de l'exploitant. Mais cette « réparation » est elle-même limitée. En France, la transposition en droit interne de ces conventions s'est effectuée au travers des lois du 30 octobre 1968 et du 11 mai 1990 qui reposent sur le principe de la responsabilité objective de l'exploitant et de lui seul en cas d'accident nucléaire, mais limitent pour le moment cette responsabilité à 90 millions d'euros par accident, les coûts supplémentaires étant supportés par l'Etat dans la limite de 380 millions d'euros. La garantie financière sera portée à 700 millions d'euros dès l'application du Protocole de 2004, qui dépend maintenant de la ratification de l'ensemble des pays signataires.

Ces garanties publiques ne s'appliquent en fait qu'à des accidents nucléaires de niveau inférieur ou égal à 5 sur l'échelle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui s'élève jusqu'au niveau 7. La catastrophe de Tchernobyl fut de niveau 7, tandis que l'accident de Three Mile Island (Etats-Unis, 1979) fut de niveau 5, comme celui de Windscale (Grande-Bretagne, 1957), et celui de Saint-Laurent-des-eaux (France, 1980) de niveau 4. Même les riches Etats-Unis ne couvrent pas les accidents de niveau 6 et 7. Ce qui veut dire que les immenses conséquences de tels accidents seraient supportées par les victimes. La possibilité – et la réalité historique à Tchernobyl – d'accidents de niveaux 6 et 7 devrait être reconnue et prise en charge par l'industrie nucléaire. Une ''écotaxe'' assurancielle pourrait s'appliquer pour tous les niveaux d'accidents nucléaires, mais elle n'existe pas.

Une proposition équitable d'internalisation des coûts du risque nucléaire majeur a été formulée par deux économistes allemands. Elle consiste à appliquer le principe « pollueur-payeur » en prélevant une taxe d'un centime d'euro par kWh produit par chaque réacteur dans le monde. En l'an 2000, la production nucléaire primaire d'électricité des 440 réacteurs du monde fut de 2586 TWh (2586 x 109 kWh). Le fonds ainsi constitué par les sommes recueillies auprès des opérateurs nucléaires serait donc abondé à hauteur de plus de 25 milliards d'euros par an. En vingt ans, le montant de ce fonds serait d'un ordre de grandeur suffisant pour indemniser les victimes et couvrir les autres coûts d'un accident nucléaire majeur.

Aux Etats-Unis, au milieu des années cinquante, alors que le nucléaire civil commençait à intéresser quelques investisseurs privés aux Etats-Unis, se posa la question de la responsabilité des opérateurs en cas d'accidents. Les compagnies d'assurances refusant de couvrir un risque difficilement chiffrable, le sénateur Clinton Anderson et le député Melvin Price proposèrent au Congrès, dès 1957, une loi de court terme (10 ans) destinée à aider le développement du nucléaire civil naissant en apportant la garantie de l'Etat fédéral en cas d'accident. Plus précisément, cette loi plafonnait la responsabilité de l'industrie nucléaire à 560 millions de dollars et limitait la couverture des compagnies d'assurances privées à 100 millions de dollars par réacteur. Plusieurs fois prorogé, l'actuel Price-Anderson Act rehausse ces plafonds à 9,1 milliards de dollars et 200 millions de dollars respectivement. Le coût de la catastrophe de Tchernobyl a été estimé à 360 milliards de dollars pour les seuls pays de Russie, Ukraine et Biélorussie. Le coût d'un accident nucléaire majeur aux Etats-Unis est évalué entre 500 et 600 milliards de dollars selon la situation géographique du réacteur qui serait en cause. Compte tenu du plafond de 9,1 milliards de dollars, on peut dire que l'industrie nucléaire américaine n'est responsable que de 2% des coûts potentiels d'un accident majeur dû à son activité ! Les autres 98% seraient payés par le contribuable, via le Trésor fédéral. Autant dire qu'on est loin du principe « pollueur-payeur » de la Conférence de Rio (1992). Une étude a estimé que le Price-Anderson Act est l'équivalent d'une subvention publique annuelle de 3,4 milliards de dollars 1990 de frais d'assurances évités à l'industrie nucléaire américaine.

Le 22 juillet dernier a été transposée en droit français, avec un an de retard, la directive (2004/35 du 21 avril 2004) sur la responsabilité environnementale en ce qui concerne la prévention et la réparation des dommages environnementaux. C'est la première réglementation européenne strictement fondée sur le principe « pollueur/payeur ». Lors du débat parlementaire, le député Yves Cochet (Verts) a proposé la création d'un fonds d'indemnisation des victimes, provisionné par les entreprises elles-mêmes, plutôt que par le contribuable. La question du délai de prescription suite au fait générateur d'un dommage environnemental a également été posée. Sa durée, fixée à 30 ans, s'avère insuffisante pour se tourner vers les industriels responsables de dommages, tels que la persistance de la radioactivité, ou l'incidence des PCB dans le Rhône, qui perdure plusieurs décennies après leur interdiction. Enfin, le député s'est étonné que le nucléaire fasse partie des activités exemptées de responsabilités environnementales : la loi doit s'appliquer aux dommages éventuels environnementaux et de santé humaine que pourraient causer les centrales nucléaires.

Qu'il s'agisse de l'indemnisation des victimes, de la remise en état de l'environnement après un accident nucléaire, ou de la durée de la responsabilité d'un industriel tel que le groupe Areva après un dommage en France, ce qui frappe, c'est la disproportion entre les financements prévus par les Conventions européennes et les coûts réels, qui incombent à la collectivité. Les dommages nucléaires sont toujours explicitement exclus des polices d'assurance, ce qui implique que les dossiers d'indemnisation ne seront pas gérés par les assureurs habituels des victimes, mais par un dispositif spécifique. Quant aux maladies présumées avoir pour cause l'accident nucléaire, elles sont définies par décret. Les niveaux d'indemnisations sont également fixés par décret. L'interlocuteur en cas d'accident grave n'est pas clairement désigné. Il reste à instaurer un guichet unique afin que les victimes puissent identifier un seul référent pour l'indemnisation. Et surtout, à élaborer des dispositifs de gestion de situation post-accidentelle, non pas tant « pour » la société, qu' « avec » elle.

Agnès SINAI

* Michael Kelly et Johannes Welcker, ''Risk Cover for Nuclear Power Stations'', http://www.uni-saarland.de/fak1/fr12/welcker/Nuclear_Risk.html
** J.A. Durbin et G.S. Rothwell, ''Subsidies to Nuclear Power Through Price Anderson Liability Limit'', Contemporary Policy Issues, Vol. VII, 1990, pp. 73-79.
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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 17:21
1°) " Pour ces déchets ( 170 000 m3 ) il faudra un terrain d'environ 100 hectares, à la fin de cette année 2 ou 3 sites seront sélectionnées pour des études qui vont durer 2 ans. études géologique mais surtout sociologique : acceptation et acceptabilité ( Une commune dont le maire se sera porté volontaire mais dont les habitants et les communes environnantes sont hostiles au projet ne sera pas retenue )
puis jusque 2013 ( autorisation de créer le centre ) : Études techniques et sociales + demarches de concertations . "
 
2°) Dans les Vosges sont concernés les communes des cantons de Dompaire, Lamarche, Mirecourt,Chatenois, Coussey, Neufchateau.
Les communes de Maxey/meuse, Bainville, Gorhey et Ville sur Illon se sont prononcées contre le projet.
Sinon pas encore de réponses au courrier (modèle cdr)
"Dans la région on a déjà Bure, ça suffit."
 Un autre courrier part - va partir- vers les conseillers généraux vosgiens
 
3°) Pour la Meurthe et Moselle les demandes sont transmises à l'andra, et pour l'instant il n'y a pas de commune qui se soit porté candidate pour accueillir les colis.
 
Cas de Lunéville sera  peut etre débattu au prochain CODECOM
pour l'instant il n'est pas officiel que Luneville soit candidat.
 
4°) En France une dizaine de communes ont montré un certain intérêt à ce projet en demandant des informations complémentaires.
C'est le gouvernement qui annoncera à la fin de cette année les 2 ou 3 site qui auront été retenu et au bout des 2 ans les études géologique mais surtout sociologique en concertation avec la population détermineront quel sera le site le plus favorable ...
 

A suivre avec la plus grande attention 

 
Actualités : burestop.org
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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 15:59

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/environnement/20080724.OBS4251/centrale_du_tricastin__edf_confirme_de_nouvelles_contam.html?idfx=RSS_notr

NUCLEAIRE
Centrale du Tricastin : EDF confirme de nouvelles contaminations
NOUVELOBS.COM | 24.07.2008 | 14:51

Une centaine d'employés de la centrale nucléaire du Tricastin ont été contaminés "sans gravité" par de la "poussière radioactive", reconnaît EDF, confirmant les informations de nouvelobs.com. Il s'agit du quatrième incident en quinze jours pour la filière nucléaire.

Les tours de refroidissement de la centrale nucléaire du Tricastin, le 17 juillet 2008

Les tours de refroidissement de la centrale nucléaire du Tricastin, le 17 juillet 2008 (c) AFP

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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 22:14
Voici la lettre que nous avons envoyé aux maires des 240 communes susceptibles d'avoir été contactées par l'andra pour accueillir un centre de stockage de déchets radioactifs.
Liste des cantons concernés: Neuchâteau, Chatenois, Bulgnéville,Darney, Vittel, Mirecourt, Lamarche, Charmes, Bains les Bains, Dompaire, Chatel/Moselle.
Vous pouvez aussi faire cette démarche vous même en personnalisant cette lettre. 

Groupe Vosges Antinucléaire

7 rue du Général Leclerc

88190 GOLBEY

03.29.66.51.62

vosgesan@gmail.com

 

 

 

Golbey, le 19 juillet 2008.

 

 

 

M/Mme le Maire de

 

Bonjour,

 

C’est en tant qu'association de défense de l'environnement antinucléaire, soucieuse de la santé de nos concitoyens et de l’avenir de notre territoire, que nous vous contactons aujourd’hui.

 

Le 5 juin 2008, le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire (MEEDDAT) a lancé un appel à candidatures auprès de 3115 communes dans 20 départements « afin d’identifier des sites susceptibles d’accueillir un centre de stockage de déchets radioactifs de faible activité à vie longue (FA-VL). » Le MEEDDAT a mandaté l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) pour rechercher le site censé permettre de se débarrasser de ces déchets en les enfouissant.

 

La carte des « zones présentant une géologie potentiellement favorable » à l’accueil d’un tel centre nous donne à penser que votre commune pourrait bien être au nombre des 3115 communes démarchées par l’ANDRA depuis le début du mois de juin. Nous tenons à vous faire connaître notre opposition catégorique à l’implantation d’un tel site sur le territoire de la commune.

 

Les « Orientations générales de sûreté », publiées le 5 mai 2008 dans le cadre de ce projet par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), précisent qu’il faut « quelques dizaines de milliers d’années » pour que la radioactivité de ces déchets atteigne « un niveau résiduel tel que les expositions de l’homme et de l’environnement ne soient pas inacceptables » (p.4). L’ANDRA indique que le stockage doit se faire « dans une zone géologiquement stable sur une période au moins égale à 10 000 ans ». Parmi les déchets concernés, l’ASN cite pourtant explicitement l’uranium 238 (p.4), dont on sait qu’il lui faut 4,5 milliards d’années pour ne perdre que la moitié de sa radioactivité ! Alors, 10 000, 50 000 ans… voire beaucoup plus ? Le flou règne…

 

Léopold Viguié, conseiller général de Caylus (Tarn-et-Garonne), résume bien ce qu’implique la démarche de l’ANDRA : « Il faut croire que l'on voit notre territoire comme une zone déshéritée dont il pourrait être fait une réserve. Déjà en perte de vitesse, ce serait la fin du tourisme, la désertification... Le canton serait rayé de la carte. On nous dira qu'il n'y a aucun risque et que cela créera des emplois, mais ce serait une catastrophe. » (La Dépêche du Midi, 16 juin 2008)

 

De nombreux autres élus se sont déjà exprimés sur ce projet. Gérard Miquel, président du conseil général du Lot, s’insurge : « Nous ne laisserons pas une installation de ce type gâcher les principaux atouts de notre département. » (La Dépêche du Midi - 14 juin 2008). Gilbert Vallot, maire de Briaucourt (Haute-Marne), affirme ne pas vouloir prendre de décision sans avoir au préalable consulté les habitants de sa commune : « Ce sont les premiers concernés, je ne veux pas engager l’avenir de la population sans la consulter » et s’interroge : « Qui mesurera les radiations ? […] On peut berner un maire comme on veut et le reste de la population également. » (Journal de la Haute Marne, 17 juin 2008).

 

Suite à ces observations, nous vous remercions de bien vouloir répondre à nos quelques interrogations :

  • Votre commune a-t-elle été démarchée dans le cadre de ce projet, et par quelle(s) institution(s) ?

  • Quelle réponse avez-vous faite ? Quelle réponse ferez-vous à d’éventuelles démarches à venir ?

  • Envisagez-vous de consulter et d’impliquer la population de la commune dans la décision avant toute réponse, et dans ce cas par quelles modalités ?

 

Dans un souci que la consultation lancée par l’ANDRA soit effectivement menée « de manière exemplaire et transparente » comme le recommande le MEEDDAT, je vous invite à réclamer que la liste des 3115 communes démarchées soit rendue publique, en téléphonant au numéro vert mis en place par l’ANDRA pour l’information des élus : 0 800 000 150.

 

Nous vous remercions par avance de vos réponses et démarches, et vous prions d’accepter nos sincères salutations.

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 16:34

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 16:29
Vous habitez (ou vous êtes propriétaire d'une résidence) dans l'un des 20 départements (*) démarchés par l'Andra en vue de l'implantation d'un site d'enfouissement de déchets radioactifs ?

(*) Ardennes, Aube, Aveyron, Cher, Eure, Indre, Lot, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Bas-Rhin, Seine-Maritime, Somme, Tarn-et-Garonne, Vosges


Interpellez le maire de votre commune par courrier (modèle de lettre en fichier joint, et téléchargeable sur
http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/alerte-dechets) :
- pour manifester votre opposition à ce projet
- pour savoir si votre commune a été démarchée pour l'implantation de ce site
- pour connaître la position de votre maire par rapport à ce projet et la manière dont il entend (ou non) consulter ses administrés
- pour l'inciter à exiger la publication de la liste des 3115 communes concernées (que l'Andra refuse de dévoiler), par un appel téléphonique au n° vert mis en place à destination des maires (0 800 000 150)

Transmettez-nous une copie de la réponse de votre maire
, par courrier à : Réseau "Sortir du nucléaire", 9 rue Dumenge, 69317 Lyon Cedex 04, ou par email à : contact@sortirdunucleaire.fr. En centralisant ces informations, nous pourrons ainsi connaître les communes concernées, la position des élus, et rendre ces informations publiques.


Bonjour,

C’est en tant [qu’habitant de la commune de : nom de la commune / que propriétaire d’une résidence secondaire dans la commune de : nom de la commune], soucieux de la santé de nos concitoyens et de l’avenir de notre territoire, que je vous contacte aujourd’hui.

Le 5 juin 2008, le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire (MEEDDAT) a lancé un appel à candidatures auprès de 3115 communes dans 20 départements « afin d’identifier des sites susceptibles d’accueillir un centre de stockage de déchets radioactifs de faible activité à vie longue (FA-VL). » Le MEEDDAT a mandaté l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) pour rechercher le site censé permettre de se débarrasser de ces déchets en les enfouissant.

La carte des « zones présentant une géologie potentiellement favorable » à l’accueil d’un tel centre me donne à penser que notre commune pourrait bien être au nombre des 3115 communes démarchées par l’ANDRA depuis le début du mois de juin. Je tiens à vous faire connaître mon opposition catégorique à l’implantation d’un tel site sur le territoire de la commune.

Les « Orientations générales de sûreté », publiées le 5 mai 2008 dans le cadre de ce projet par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), précisent qu’il faut « quelques dizaines de milliers d’années » pour que la radioactivité de ces déchets atteigne « un niveau résiduel tel que les expositions de l’homme et de l’environnement ne soient pas inacceptables » (p.4). L’ANDRA indique que le stockage doit se faire « dans une zone géologiquement stable sur une période au moins égale à 10 000 ans ». Parmi les déchets concernés, l’ASN cite pourtant explicitement l’uranium 238 (p.4), dont on sait qu’il lui faut 4,5 milliards d’années pour ne perdre que la moitié de sa radioactivité ! Alors, 10 000, 50 000 ans… voire beaucoup plus ? Le flou règne…

Léopold Viguié, conseiller général de Caylus (Tarn-et-Garonne), résume bien ce qu’implique la démarche de l’ANDRA : « Il faut croire que l'on voit notre territoire comme une zone déshéritée dont il pourrait être fait une réserve. Déjà en perte de vitesse, ce serait la fin du tourisme, la désertification... Le canton serait rayé de la carte. On nous dira qu'il n'y a aucun risque et que cela créera des emplois, mais ce serait une catastrophe. » (La Dépêche du Midi, 16 juin 2008)

De nombreux autres élus se sont déjà exprimés sur ce projet. Gérard Miquel, président du conseil général du Lot, s’insurge : « Nous ne laisserons pas une installation de ce type gâcher les principaux atouts de notre département. » (La Dépêche du Midi - 14 juin 2008). Gilbert Vallot, maire de Briaucourt (Haute-Marne), affirme ne pas vouloir prendre de décision sans avoir au préalable consulté les habitants de sa commune : « Ce sont les premiers concernés, je ne veux pas engager l’avenir de la population sans la consulter » et s’interroge : « Qui mesurera les radiations ? […] On peut berner un maire comme on veut et le reste de la population également. » (Journal de la Haute Marne, 17 juin 2008).

Suite à ces observations, je vous remercie de bien vouloir répondre à mes quelques interrogations :
-    Notre commune a-t-elle été démarchée dans le cadre de ce projet, et par quelle(s) institution(s) ?
-    Quelle réponse avez-vous faite (ou pensez-vous faire à d’éventuelles démarches) ?
-    Envisagez-vous de consulter et d’impliquer la population de la commune dans la décision avant toute réponse, et dans ce cas par quelles modalités ?

Dans un souci que la consultation lancée par l’ANDRA soit effectivement menée « de manière exemplaire et transparente » comme le recommande le MEEDDAT, je vous invite à réclamer que la liste des 3115 communes démarchées soit rendue publique, en téléphonant au numéro vert mis en place par l’ANDRA pour l’information des élus :  0 800 000 150.

Je vous remercie par avance de vos réponses et démarches, et vous prie d’accepter mes sincères salutations
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