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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 15:04
L'Union / Stéphanie Gruss 30.03.09 http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/273391

 Vanault doit revoir sa position

Lors de la réunion d'information contradictoire, à Vanault-les-Dames, sur les déchets nucléaires, le député-maire, Charles de Courson, a annoncé qu'il reconvoquera le conseil municipal.

«MAURUPT a dit non. » C'est l'un des slogans que brandissaient sur des pancartes une vingtaine d'antinucléaires rassemblés samedi après-midi devant la mairie et la salle des fêtes de Vanault-les-Dames. C'est là que se tenait une réunion d'information des Vanaultiers sur le projet de l'Andra (Agence nationale de gestion des déchets radioactifs) et ses conséquences pour ce village de 330 habitants. Des conseillers municipaux filtraient l'entrée. Il fallait montrer « patte blanche ».

 Sur la scène, le député-maire Charles de Courson, assis aux côtés de Jean-Paul Baillet, directeur général adjoint de l'Andra, et Edmond Racy, chef de file des Vanaultiers hostiles à l'implantation d'un centre de stockage de déchets radioactifs sur le territoire de la commune. Aucun membre du Cedra n'était présent, une manifestation régionale se tenant le même jour dans les Vosges.

 D'emblée, le directeur général adjoint de l'Andra a rappelé que les conseils municipaux étaient « souverains ». « Nous avons lancé un appel à candidature pour effectuer des études géologiques complémentaires, a-t-il expliqué. En 2011, les conseils municipaux seront amenés à redélibérer pour confirmer leur candidature ». Une précision qui n'a pas rassuré Edmond Racy qui demande le retrait « immédiat » de la candidature de Vanault-les-Dames afin « d'écarter tous risques ». « Vous mettez le doigt, puis le bras et tout le corps ensuite », a-t-il lancé.

« Le risque zéro n'existe pas »

 L'Andra recherche un site pour stocker les déchets radioactifs de faible activité à vie longue, c'est-à-dire de plusieurs centaines de milliers d'années. Des déchets qui « représentent environ 5 % du volume total et 0,01 % de la radioactivité totale des déchets radioactifs français », a souligné Francis Chastagner, directeur industriel de l'Andra, avant d'indiquer que 15.000 à 20.000 analyses par an étaient effectuées dans les centres de stockage existants. « Mais le risque zéro n'existe pas… »

Edmond Racy a expliqué aux Vanaultiers les 18 raisons majeures qui le poussent à s'opposer à l'implantation de ce centre dans la commune. Parmi elles : la zone Natura 2000 dans laquelle le village se trouve, le transport des déchets radioactifs par camion, ou encore la perte de valeur « pour longtemps » des maisons, bois, étangs et vignes. « Vanault-les-Dames est une commune bien gérée. Elle n'a pas besoin de cet argent pollué ! », a-t-il martelé sous les applaudissements du public.

Le directeur général adjoint de l'Andra en a profité pour remettre les points sur les « i ». « La commune, qui sera choisie par le gouvernement pour accueillir ce centre de stockage, ne recevra aucun revenu de l'Andra avant 2019, date de son exploitation », a-t-il indiqué. Les questions ont fusé dans l'assemblée, notamment à l'encontre des conseillers municipaux qui ont voté pour ce projet. « Pour quelles raisons ? », a demandé un habitant. « Pour de l'emploi », ont-ils répondu. Après trois heures de débat parfois houleux, le député-maire Charles de Courson a répondu à la demande des habitants. « Je vais reconvoquer le conseil municipal pour que l'on puisse reparler de la candidature de la commune. Je vais trouver une date avec les adjoints », s'est-il engagé. Edmond Racy lui a demandé de ne pas attendre la fin avril, date à laquelle le gouvernement divulguera les trois sites retenus. À suivre…
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 22:18

Signer la pétition : : www.dechets-nucleaires-ne-pas-enfouir.org

 

..........................................................................................................................................................

 

Courrier au président de la république :


Association des habitants vigilants (canton de Gondrecourt le Château / 55)

Association de défense de l'Environnement et des générations futures
de Bricon, Juzennecourt, Semoutiers et environs 
(Bricon-Semoutiers-Montsaon / 52)

Asodedra (Association pour la sensibilisation de l'opinion sur les dangers
de l'enfouissement des déchets radioactifs
- Grand / 88)

 Association La Q.V. (Ville-sur-Terre / 10)

ADEQUATE -  Association de Doulaincourt-Saucourt
Pour la Préservation de la Qualité de vie dans le canton
(Doulaincourt-Saucourt /52)

AEMHM - Association des Elus Meusiens et Haut Marnais 
contre l'enfouissement des déchets radioactifs
(Varney / 55)

APELN Association pour la Protection de l'Environnement

et la Lutte contre les Nuisances (Roches-Bettaincourt / 52)

BZL - Bure Zone Libre (Bure / 55)

CACENDR - collectif contre l'enfouissement des déchets radioactifs ( Nancy / 54)

CDR 55 - collectif meusien contre l'enfouissement des déchets radioactifs (Bar le Duc / 55)

CEDRA - collectif contre l'enfouissement des déchets radioactifs (Saint Dizier /52)

 Collectif 57 contre l'enfouissement des déchets nucléaires (Uckange / 57)

Collectif cantonal du Sud Marnais (Scrupt / 51)

 Respirons Propre ! 52 (Juzennecourt /52)

Les Sentinelles de Soulosse (88)

Sauvons Aouze (88)

_______________________________________________________________________________________


Bar le Duc, 23 mars 2009


Monsieur le Président de la République

Palais de l'Elysée

55, rue du faubourg Saint-Honoré

75008 Paris


  Considérant  :

Que le cadre légal imposé par les lois de gestion des déchets nucléaires de 1991 et de 2006 ne satisfait pas aux exigences démocratiques attendues,

Que la volonté des industriels du nucléaire et de l'Etat en charge de la politique énergétique s’oppose à la volonté de nombreux Français qui refusent l'implantation de centres souterrains d'enfouissement de déchets nucléaires, par ailleurs imposés sans concertation,

Que sur 25 sites en France, pressentis depuis 1978 pour l'enfouissement des déchets radioactifs (de moyenne à haute activité et à vie longue)   et dans 3115 communes consultées en 2008 pour accueillir des sites de stockage de déchets radioactifs (de faible activité et à vie longue), ces projets ont provoqué des oppositions récurrentes, des inquiétudes et des rejets justifiés qui n'ont jamais été pris en compte,

Que le débat sur ce sujet, où que ce soit, a toujours été escamoté, voire réprimé ; que le seul débat indépendant a été mené par les citoyens concernés, mais a manqué de moyens pour être porté au niveau national,

Que le bilan du débat public relatif à la gestion des déchets radioactifs, réalisé en 2005/2006, propose le maintien de l'étude "de l'entreposage pérennisé de longue durée" mais que cette conclusion n'a pas été respectée ni reprise par les législateurs lors de l'élaboration de la loi de juin 2006 ; que l'option de l'enfouissement a été retenue comme seule voie (de référence) à mettre en oeuvre pour les déchets les plus dangereux,

Que l'enfouissement de ces déchets radioactifs, de quelque catégorie qu'ils soient, comporte de graves inconnues en France et partout ailleurs dans le monde. Et que ces inconnues majeures, d'ordre scientifique et technologique sont dénoncées par une partie de la communauté scientifique internationale : instabilité géologique du sous-sol, présence de failles actives, risque sismique inévitable, probabilité de circulation d'eau souterraine, contamination programmée des nappes phréatiques, incapacité à transmettre la mémoire des sites, incapacité technique d'intervention en cas de problème... tout cela en regard de la longévité quasi infinie de la radioactivité qui sera provisoirement emprisonnée dans le sous-sol,

Que les études menées par l'ANDRA et les conclusions de ces études ne sont pas évaluées par des organismes réellement indépendants des pouvoirs publics et des industriels parties prenantes,

Que l'inventaire des déchets nucléaires, leur caractérisation, l'évaluation de leur quantité (liée notamment au démantèlement des installations nucléaires existantes) sont incomplets, 

Que les préjudices, perte d'attractivité touristique, immobilière, industrielle, agricole, agro-alimentaire,... résultant pour les régions, notamment les régions Lorraine/Champagne-Ardenne (lesquelles accueillent déjà des sites d'entreposage et sont pressenties pour accueillir l'ensemble des projets actuels d'enfouissement), ainsi que l'impossibilité d'exploiter les ressources de leur sous-sol sont des risques insupportables pour celles-ci et qu'il faut cesser de les masquer tant par les compensations financières actuelles que d'autres à venir,

Que le transport des matières nucléaires implique des risques avérés pour les populations riveraines concernées, que celles-ci ne sont pas et n'en seront pas informées,

Que l'intérêt de l'enfouissement est lié prioritairement à la perpétuation et au développement de l'industrie électronucléaire, en France et dans le monde,

Que la poursuite de la filière nucléaire se fera au détriment de la recherche et du développement d'autres solutions énergétiques, et en particulier des énergies renouvelables,

Qu'il n'existe aucune solution véritable et exempte de risques au problème des déchets radioactifs, et que cela nécessite une réelle remise en question de la poursuite de leur production,

Que la gestion de ces déchets pose de vraies questions à la société actuelle, sur les plans scientifique, technique, moral, éthique et social ; que ce problème ne doit plus être reporté mais doit être soumis impérativement à la collectivité dans son ensemble,

  Conformément 

  Au souhait de nombreux citoyens, exprimé depuis 1978, en France et sur tous les sites pressentis ou retenus pour l'accueil de sites de stockage souterrain de déchets nucléaires,

  Au Principe de précaution inscrit dans la Constitution au travers de la Charte de l’Environnement,

  À l'article 7 de la Charte de l'Environnement, loi constitutionnelle N° 2005-205, intégré en préambule de la Constitution française et qui stipule : Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d'accéder aux informations relatives à l'environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement, 

Aux objectifs du paquet législatif européen "énergie-climat" (déc. 2008) et des 3 objectifs de 20%: une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, une amélioration de 20% de l'efficacité énergétique et une part de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation d'énergie de l'UE,



NOUS EXIGEONS :

Que le gouvernement adopte immédiatement un moratoire sur tous les projets d'enfouissement de déchets radioactifs, en cours ou à venir, et ne lance pas les travaux de reconnaissance prévus en 2010 pour l'enfouissement des déchets de graphite et des déchets radifères (dits FAVL), sur les communes candidates et désignées par le gouvernement

Que le gouvernement stoppe le programme de recherche en vue du stockage géologique dans la zone de 250 km² (dite zone de transposition), autour du Laboratoire de BURE, 

Que le gouvernement organise un débat national sur la politique énergétique actuelle et future, ses enjeux et sur les choix d'orientations comportant :

- un audit indépendant sur la filière électronucléaire dans son ensemble, 

- un programme ambitieux d'économies d'énergie et d'efficacité énergétique

- un programme ambitieux de développement des énergies renouvelables

- l'affectation de fonds de recherches technologiques et scientifiques à ces solutions énergétiques

Ce véritable débat national sur la politique énergétique est un préalable indispensable à ce qu'un programme de gestion des déchets nucléaires déjà produits puisse être élaboré indépendamment de tout intérêt industriel.

_______________________________________________________________________________________

Contact : CDR 55 – 1 sentier de Guédonval – 55000 BAR LE DUC

Cette demande est également adressée à :

à M. François FILLON, Premier Ministre /   M. Jean-Louis BORLOO : ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie du Développement durable et de l’Aménagement du territoir / Mme Roselyne BACHELOT- NARQUIN : ministre de la Santé et des Sports / M. Michel BARNIER : ministre de l’Agriculture et de la Pêche / M. Luc CHATEL : secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation, auprès de la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, / M. Hervé NOVELLI : secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme et des Services, auprès de la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 00:35
Rendez-vous samedi 28 à 15h devant la mairie d'Aouze pour dire non à l'enfouissement des déchets radioactifs, non à la contamination du sol et de l'eau. La solution la moins mauvaise pour ces déchets est le stockage réversible sur leurs sites de productions. Oui à la mise en place d'une véritable politique d'efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables, rendant inutile le recours à l'énergie nucléaire.
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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 10:53
HADOPI - Le Net en France : black-out

<a href="http://www.laquadrature.net/HADOPI" title="HADOPI - Le Net en France : black-out"><img src="http://media.laquadrature.net/Quadrature_black-out_HADOPI_300x250px.gif" border="0" alt="HADOPI - Le Net en France : black-out" /></a>


Marche de Bure à Chooz (Est de la France) Pour une terre sans nucléaire
 du lundi 13 avril 2009 au dimanche 26 avril 2009 (anniversaire de Tchernobyl)
 Venez marcher un jour, deux jours ou plus !
Cette marche est organisée par les associations Sortir du nucléaire 08 et CDR 55 (collectif meusien contre l’enfouissement des déchets radioactifs). Elle partira le lundi 13 avril 2009 de Bure dans l’extrême sud meusien, lieu pressenti pour un enfouissement éternel de déchets atomiques à 500m sous terre, et se terminera le dimanche 26 avril 2009 à Chooz à l’extrême nord des Ardennes, lieu emblématique puisqu’on y trouve 2 centrales nucléaires , Chooz A en cours de démantèlement et Chooz B en activité.
 Elle traversera les régions Lorraine et Champagne Ardenne, où de nombreuses communes ont été approchées ces derniers mois pour accepter, contre accompagnement financier et promesses d’emplois, l’implantation d’un centre d’enfouissement de déchets nucléaires appelés FAVL. Il faut savoir qu’il existe aujourd’hui dans la Marne à Moronvilliers (à l’est de Reims) une base militaire où le C.E.A.(Commissariat à l’Energie Atomique) pratique des essais utilisant de l’uranium et dans l’Aube, deux stockages en surface de déchets atomiques, Soulaines et Morvilliers (tout près de Brienne le Château).
 Cette marche a pour but de mettre en lumière les aberrations du nucléaire, énergie développée sur des leurres : leurre d’une électricité bon marché, leurre d’une indépendance énergétique, leurre d’une maîtrise technologique, leurre d’une industrie créatrice d’emplois et enfin leurre d’une solution à l’effet de serre. Alors que la réalité est tout autre : mode d’énergie imposée sans démocratie, importation d’électricité lors des « pics » de consommation (été comme hiver), technologie coûteuse et fragile (les accidents du Tricastin de l’été 2008 l’ont prouvé), contamination des régions entières par des déchets sciemment oubliés, production de déchets ingérables qui vont finir au fond de la terre, contamination lente et irréversible de l’air, de la terre et de l’eau, ...
 Cette marche permettra d’aller à la rencontre des habitants et élus des villages et villes traversés et d’apporter une autre information.
 Tous les détails des étapes de la marche (entre 10 et 20 km par jour), l’organisation et l’hébergement sur www.burestop.org
contacts : sdn08 : 03 24 59 14 18 sortirdunucleaire08@orange.fr
CDR55 : 03 29 45 11 99 non-a-bure55@orange.fr
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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 15:36

Les Sentinelles de Soulosse-Saint E15lophe (commune proche de Neufchâteau), association créée contre l'implantation d'un centre d'enfouissement de déchets nucléaires dits FAVL  appellent à


manifestation le samedi 28 février

 

rendez-vous à 15h devant la mairie de Saint-Elophe.


Plus d'informations dans les jours à venir


En étant determinés et pedagogique,  lucides et logique, nous montrerons qu'il est inadmissible qu'un tel projet puisse se concretiser.

Les déchets nucléaires qu'ils soient FA; MA, HA, VL, VC, ...etc...  sont mortellement dangereux pour nous et pour les generations futures.
Ces déchets doivent etre securisés, surveillés, mais surtout pas enfouis.
Il n'y a que le president de l'ASN ( Mr Claude Lacoste) qui peut expliquer qu'un déchet dangereux ne presente pas de danger (pièces à convictions curseur à 1h15)

C'est pourquoi :

Considérant que

:

- la filière nucléaire produit à toutes ses étapes des déchets et des rejets radioactifs, qui sont

dangereux pour la santé et l’environnement pendant des millénaires.

- les déchets radioactifs sont en réalité notoirement ingérables.

- les décideurs, industriels et politiques, nient cette réalité, ne respectent pas ou contournent les lois

et les normes applicables, et sont juges et parties, faute de contre-expertises indépendantes

financées sur des budgets publics.

 

Il faut impérativement :

1) Arrêter de produire des déchets radioactifs (mines, enrichissement, centrales, extraction du

plutonium, armement nucléaire).

2) Arrêter l’extraction du plutonium.

3) Ne créer aucun nouveau site de stockage de déchets.

4) Exclure tout enfouissement de déchets en grande profondeur.

5) Entreposer les déchets sur site pour limiter les transports de matières radioactives.

6) Placer la filière nucléaire sous le contrôle d’organismes réellement indépendants de celle-ci.

7) Subordonner la stratégie globale de démantèlement des installations nucléaires aux conclusions

d’un débat public national préalable, démocratique et équitable envers toutes les parties prenantes.*

8) Inclure les mines d’uranium, pour la plupart laissées à l’abandon, dans la stratégie globale de

démantèlement des installations nucléaires.

*ce qui ne doit pas dispenser ensuite d’un débat public pour chaque site, avant toute enquête publique, afin

d’associer les populations locales aux décisions, le plus en amont possible, conformément à la convention

d’Aarhus.

 


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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 15:16
L'Union - 18 février 2009 - Aurélie Juillard
Déchets nucléaire : le conseil municipal de Scrupt revotera lundi
« Garant de l'unité de la commune et de la concorde, je mettrai à l'ordre du jour du prochain conseil municipal le retrait de ce projet. » Jean-Philippe Beauvois, maire de Scrupt, l'annonce clairement, dans une lettre à ses concitoyens : la très controversée candidature de la commune à l'accueil d'un site de stockage de déchets radioactifs de faible activité à vie longue (FAVL) sera réétudiée lundi prochain.
 « Notre petit village si tranquille devient une poudrière, déplore le premier magistrat. Si nous faisions un referendum maintenant, nous sommes sûrs du résultat donc autant éviter que la situation ne s'envenime ! » Suite à la réunion publique organisée la semaine dernière par le Cedra (Collectif contre l'enfouissement des déchets radioactifs) et des habitants antinucléaires, l'édile de Scrupt aurait été pris à partie non seulement verbalement mais aussi physiquement ! Une attitude qu'il juge inexcusable : « Je venais pacifiquement écouter une réunion contradictoire et on m'a agressé, ça, c'est antidémocratique ! » L'élu se réserve d'ailleurs le droit de « donner suite aux menaces proférées ».
 Car, il le rappelle, jamais le conseil municipal ne s'est engagé de manière définitive à accueillir le site de stockage de l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires). « Nous n'avons donné notre aval qu'à la réalisation d'une étude des sols plus poussée avant une prise de décision d'ici un ou deux ans si la commune était retenue comme site potentiel, précise M. Beauvois. J'ai d'ailleurs recontacté l'Andra pour vérifier qu'une deuxième délibération était obligatoire avant toute installation. Ils me l'ont confirmée. »
« Informer davantage ». Pour lui, il n'y avait donc pas lieu de procéder à une consultation de la population entière pour entamer une simple étude de sol. « Nous avons vu dans le dossier envoyé par l'Andra une opportunité financière à laquelle nous avions encore au moins deux ans pour réfléchir et ce, avec la population… » Lorsqu'un couple d'habitants le saisit sur les dangers de l'implantation d'un tel site, le maire ne refuse pas d'écouter leur opinion. Suite à l'argumentation des antinucléaires, il décide même « d'informer davantage la population avant l'organisation d'une consultation populaire ».
« J'ai appelé l'Andra pour leur demander de venir à Scrupt expliquer leur projet », précise l'édile. Las, l'agence décline l'invitation, prétextant qu'elle ne se déplacera désormais que sur les sites retenus par le Ministère. « Je suis déçu de cette attitude, ne peut que commenter Jean-Philippe Beauvois. J'aurais aimé un vrai débat public entre Andra et Cedra. En l'absence d'un tel rendez-vous, il est inutile d'aller plus loin. »
Le conseil revotera donc lundi et l'on peut, sans prendre de risque, prédire qu'il se positionnera cette fois contre toute démarche menant vers l'arrivée des déchets FAVL. Cette attitude fera-t-elle boule de neige auprès des deux autres communes candidates, Blesme et Maurupt ? Les antinucléaires l'espèrent…

*******************

 Derniers échos…
Réunion : une seconde réunion publique est prévue ce jeudi 19 février à la salle des fêtes de Maurupt-le-Montois, à l'initiative du Mouvement national de lutte pour l'environnement.
 Blog. Depuis dimanche dernier, un blog d'opposition à toute implantation d'un site de stockage de déchets radioactifs de faible intensité à vie longue (FAVL) à Blesme, Maurupt-le-Montois ou Scrupt est en ligne. Derrière l'écran, l'écrivain Armand Gautron, habitant de Blesme, qui évoque « une démarche personnelle et citoyenne ». Objectif : que ce blog serve « de boîte aux lettres, de diffuseur d'informations, d'autres blogs traitent déjà du sujet, nous irons les chercher, créer des liens avec eux afin d'échanger des informations et des expériences ou même des idées d'actions ». En quelques jours, plus de 600 connexions ont déjà été relevées sur ce site au nom très caustique : blesme-mon-amour.over-blog.fr
Politiques. Et les politiques dans tout ça ? Certains se sont positionnés très tôt, tels que le député Charles de Courson, sollicité dès juin 2007 par le Réseau sortir du nucléaire sur la prospection menée par l'Andra. « Je ne suis pas, par principe, opposé au nucléaire qu'il soit civil ou militaire, répondait alors M. de Courson. Néanmoins, en raison des controverses liées à son application, il me paraît important de renforcer tant la sécurité que la transparence en matière d'information relative à cette énergie. Pour ce faire, il convient de favoriser le dialogue avec les représentants des différents courants d'opinion sur ce délicat sujet. » De son côté, le maire de Vitry et conseiller général Jean-Pierre Bouquet vient de répondre aux habitants inquiets de Scrupt : « Fort de votre interpellation, je m'engage à chercher toutes les informations disponibles pour apprécier au plus juste la perspective ouverte par la recherche de site engagée par l'Andra », écrit l'édile qui se dit « non favorable à la nucléarisation de la société ».

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 00:11
Compte rendu de la reunion de vendredi dernier par Vosges Matin sur blog d'Accid, et sur le blog de antifavlsoulosse
Et la video youtube ( ci dessous ) de l'interview de Jackie Pierre ( senateur des Vosges ) à propos des déchets nucléaire (et autres) merci à Accid.
Ce sont les pancartes qui nuissent à notre département....
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 17:28
Le collectif s'est constitué en association : " Les sentinelles de Soulosse "  et organise une réunion d'information le 13 fevrier prochain. pour presenter cette association, ses projets, et bien sur informormer et discuter des FAVL en question

Antifavlsoulosse




      Bonjour à tous,

Nous vous invitons à notre réunion d'information le vendredi 13 février 2009 à 18 h, à la salle polyvalente de saint Elophe (rue de l'église).
Cette réunion a pour objectif de présenter l'association "les Sentinelles de Soulosse" que nous venons de créer, et présenter ses projets

Nous savons que nous aurons des questions précises relatives aux déchets FA-VL. Nous cherchons des personnes compétentes pour y répondre, et éventuellement animer un débat.

Nous vous espérons à cette réunion, et d'avance nous vous remercions.

SVP faites passer l'info.
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 17:13

Déchets nucléaires dits 'FAVL'
Les municipalités qui se sont portées candidates se sont fait piéger !
 
 
Qui seront les gagnants d'un sordide marché : un petit chèque et quelques emplois, éphémères, contre déchets nucléaires durables ? Alors que le Ministère de l'Ecologie devrait annoncer tout prochainement la liste des communes retenues, le même Ministère vient de lâcher une information capitale. En un mot, les municipalités qui à l'heure actuelle se sont portées candidates se sont fait piéger. L'aveu ministériel : c'est bien un marché de dupes !

 
Début juin, plus de trois milles communes réparties sur vingt départements recevaient un courrier préfectoral les informant que leur sous-sol intéressait l'Andra (Agence nationale des déchets radioactifs), celle-ci recherchant un site "cimetière" pour les volumineux déchets nucléaires dits 'FAVL' (faible activité à vie longue). Emplois et subventions étaient mis sur la table tandis que les délais de réflexion se réduisaient à quelques semaines, et en pleine période estivale.
 
Malgré la transparence déclamée, des populations ne découvraient alors et souvent la candidature de leurs élus que par hasard. Tancés par des administrés clairvoyants sur les risques d'un tel dépôt nucléaire, nombre de maires de ces communes (un peu plus d'une trentaine recensées) se retranchaient derrière une promesse de l'Andra, citée dans son dossier aux élus : "Les collectivités locales, situées sur les zones a priori favorables au plan géologique, peuvent manifester leur intérêt jusqu’à fin octobre 2008, sachant que la possibilité leur est laissée de confirmer leur candidature jusqu’au second semestre 2010." (1)
 
Le courrier d'un élu révèle le pot aux roses
 
D'après ces maires "candidats", le oui actuel n'engage à rien puisqu'ils pourront encore voter après les études du sous-sol et avant fin 2010. Et bien non ! Ce matin, un courrier circule (2), émanant de Monsieur N.Lerouge, maire de Braux-Saint-Rémy (Marne) qui, avec quelques uns de ses collègues, est allé vendredi dernier (23 janvier) dire sa façon de penser au Ministère de l'Ecologie. Quelle ne fut pas leur surprise de s'entendre dire par le conseiller technique pour le nucléaire que "cette délibération [de 2010] sera consultative". Dit autrement : "les conseils municipaux ne seraient pas souverains si cette nouvelle délibération se prononçait contre le projet."
 
"J’appelle les communes qui le souhaitent à retirer leur candidature"
 
Scandaleuses méthodes pour faire accepter un projet démentiel. Nicolas Lerouge, ainsi alerté, invite les municipalités candidates à retirer sans tarder le doigt d'un engrenage cynique, et ce en votant sans tarder une nouvelle délibération retirant leur candidature ; comme l'ont d'ailleurs déjà fait un certain nombre (en Haute-Marne, Vosges, Meuse, Moselle, Indre).
 
Les associations bien au fait du dossier appuient d'autant plus l'appel pressant du maire de Braux-Saint-Rémy que les exemples ne manquent pas de promesses, ensuite bafouées : les élus et les populations de la région de Bure (Lorraine/Champagne) ont été abusées pendant des années par la promesse que le trou qui se creusait n'était qu'un "laboratoire de recherche souterrain", les élus et les populations de la région de Soulaines (Champagne) ont été abusées par la promesse que la poubelle atomique de l'Andra ne rejetterait aucune radioactivité tandis qu'aujourd'hui on enquête sur les effets sanitaires de ces rejets....
 
Les municipalités candidates ont été piégées, c'est le témoignage de Jean-Paul Godefert, conseiller municipal et ancien maire de Chaumesnil (à proximité de Soulaines, dans l'Aube) : "En demandant à un élu de prendre position et de déclarer sa commune volontaire, dans 10 ans, dans 20 ans, dans 30 ans, dans 50 ans, dans un siècle, on ne pourra pas dire qu'il n'était pas au courant. Donc en quelque sorte on prend l'élu pour un bouc émissaire. L’ANDRA dira, si on est venu c'est parce que vous avez bien voulu. Moi, je pense que l'élu est piégé." (3)
 
Ne reste plus qu'à sortir du piège, par de nouvelles délibérations immédiates retirant les candidatures !

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 16:52
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